Fortin, Stéphanie
(2026).
« 2004 ; suivi de Les violences sexuelles mises en récit : l'écriture de la honte comme lieu de rencontre » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
2004 est une autofiction. Dans une lettre adressée à une ancienne amie, la narratrice revient sur l’année 2004, année qui marque la fin de leur amitié. Elle lui dévoile alors l’agression sexuelle dont elle a été victime à cette époque, et lui confie avoir été amoureuse d’elle. Au fil des pages, elle interroge le rôle que cet événement a joué dans leur séparation, et les conséquences que cette agression a eues – et continue d’avoir – dans sa vie. Le récit met de l'avant l'impact des violences masculines sur les relations entre femmes, puis les conséquences des fausses croyances au sujet des agressions sexuelles sur les victimes. Il révèle que l'expérience traumatique ne se limite pas aux actes subis. Après l'événement, le trauma se heurte aux discours sociaux qui dictent un certain type de récit, et à la nécessité, parfois, de se raconter la réalité autrement afin d'y survivre. Les violences sexuelles mises en récit : l’écriture de la honte comme lieu de rencontre se divise en deux parties. Dans la première partie de cet essai, qui s’intitule « Lire », je discute de l’influence qu’a eue le roman Triste Tigre de Neige Sinno sur mon écriture et dans ma réflexion sur les violences sexuelles. À l’aide des écrits d’Annie Richard, j’envisage l’autofiction comme un appel à l’autre, une invitation à créer un lien. En m’appuyant sur la pensée de Chloé Delaume, je discute également de la notion de fiction. Dans la deuxième partie « Écrire », je réfléchis au discours qui se tient sur les violences sexuelles, puis à son influence sur la mise en récit de ces violences. J'explore d’abord le concept de honte à partir des écrits de Sandra Lee Bartky, de Silvan Tomkins et d'Eve Kosofsky Sedgwick. Appuyée par les propos de Sara Ahmed et de Kaye Mitchell, j'interroge le rôle que joue la culture et le discours social actuel dans son émergence et son maintien. J'aborde la question des « shaming narratives » (Mendible, 2016) et discute de l'importance de les contourner par l’écriture de la honte, notamment, pour que d'autres voix puissent s'élever et que d'autres messages sociaux puissent circuler. Je réfléchis avec bell hooks et Kharoll-Ann Souffrant sur la nécessité de créer des espaces de parole, puis à l'importance de la solidarité. Je suggère finalement que nous nous rassemblions autour de la honte et que nous utilisions son écriture afin de récupérer du pouvoir et de nous réapproprier un narratif.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Violences sexuelles, honte, écritures de soi, autofiction, féminisme, discours sociaux, espaces de parole, solidarité.
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Delvaux, Martine |
| Mots-clés ou Sujets: |
Violence sexuelle dans la littérature / Honte dans la littérature / Écriture de soi / Récits autofictionnels / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
19 juin 2026 12:06 |
| Dernière modification: |
19 juin 2026 12:06 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20110 |