Dans l’oeil de l’éléphant – Livre I : Syntaxe d’un mal ; suivi de L’autobiographie ou la mauvaise réputation

Mauger, Jean-François (2026). « Dans l’oeil de l’éléphant – Livre I : Syntaxe d’un mal ; suivi de L’autobiographie ou la mauvaise réputation » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

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Résumé

Dans Syntaxe d’un mal, premier tome d’un cycle autobiographique en quatre volumes intitulé Dans l’oeil de l’éléphant, je retourne dans les ruines de mon enfance pour exhumer quelques fragments de vérité. L’écriture y devient pour moi outil de mémoire et de survie face à une histoire familiale violente qui a trop souvent nourri en moi un vif désir de vengeance. Archives médicales, carnet intime de ma mère, témoignages de proches, fait divers : autant de traces mêlées à mes souvenirs pour rompre le silence, déjouer le déni et mettre à nu le mensonge. J’explore aussi la transmission transgénérationnelle de la violence et tente d’en saisir la « syntaxe » à travers une réflexion littéraire sur l’écriture même de celle-ci. Ni autofiction ni simple exorcisme, ce récit cherche à faire parler la douleur brute pour la comprendre et lui donner forme, dans l’espoir que chaque phrase, éprouvée par mon corps, offre au lecteur une expérience authentique – et peut-être un peu plus de sagesse que la mienne. La partie essai, L’autobiographie ou la mauvaise réputation, vient compléter ma réflexion sur les enjeux de l’écriture autobiographique. J’y analyse d’abord les raisons pour lesquelles ce genre souffre d’une si mauvaise réputation, aussi bien dans le champ littéraire que dans l’imaginaire collectif. Trop vraie pour être belle, trop intime pour être digne, trop sérieuse pour être lue ! Autant de reproches qui se déclinent, selon les critiques, en impudeur, narcissisme, pauvreté de style et, surtout, déficit d’imagination, comme si seule la fiction pouvait prétendre au statut littéraire. Pourtant, c’est précisément dans ce refus d’embellir et dans cette fidélité au réel que réside sa force : une écriture tendue entre la chair des faits et la forme des mots, où vérité et esthétique s’affrontent pour mieux se rejoindre. Loin d’être une faiblesse, l’autobiographie y puise au contraire sa singularité et sa légitimité, en transformant le vécu en expérience partageable et en engageant la littérature sur un terrain éthique et politique. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Autobiographie, violence familiale, esthétique, éthique, autofiction, réel, vérité, écriture.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu en format PDF.
Directeur de thèse: Brassard, Denise
Mots-clés ou Sujets: Autobiographie / Violence familiale dans la littérature / Romans autobiographiques / Mémoires et thèses de création
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 26 mai 2026 09:46
Dernière modification: 26 mai 2026 09:46
Adresse URL : https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20019

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