Rail, Mariane
(2025).
« Autogestion néorurale et « le politique de la maison » : ethnographie d'un collectif néo-paysan, anticapitaliste, écologiste, féministe et queer » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sociologie.
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Résumé
Ce mémoire porte sur un collectif autogéré, féministe et queer établi en milieu rural québécois, dont les membres partagent une socialisation militante ancrée dans le mouvement étudiant urbain, et qui s’est constitué dans le contexte de précarité amplifiée par la pandémie de COVID-19. Nous l’avons appelé la Maison jaune. La Maison jaune se présente sur les réseaux sociaux comme un collectif « anticapitaliste, anarchiste, féministe, décolonial, paysan et queer ». Les membres s’organisent de manière autogérée, confectionnent et diffusent du matériel militant, en plus de s’impliquer au sein de divers projets communautaires locaux, promouvant l’autonomie collective et le changement social et écologique. Ce mémoire cherche à éclairer les pratiques de ce collectif et le sens qui lui est donné en ce qu’il interroge explicitement les normes de division du travail, de consommation et de rapport à la propriété – ce qui participe d’ailleurs d’un phénomène plus large de recomposition et de réappropriation des milieux ruraux. Sur le plan théorique, cette recherche s’appuie sur une problématisation du collectif et du travail (domestique, agricole, militant) qu’il implique en termes de rapports sociaux de sexe (Kergoat, Dunezat) ainsi que sur la conceptualisation de l’espace social du genre proposé par Beaubatie. L’analyse repose sur une enquête ethnographique par observation participante et par entretiens semi-dirigés. Elle s’articule en trois volets : les trajectoires militantes et l’activité politique du collectif ; l’organisation du travail sécrété par cette vie en collectivité autogérée et fondée sur un projet d’autosubsistance, ses divisions et les tensions qu’elles suscitent ; les dynamiques internes et externes qui précarisent le collectif et menacent sa perennité. Ce travail jette les bases pour une documentation sociologique des tentatives contemporaines et alternatives d’investissement de l’espace rural québécois, en mettant en lumière les manières dont s’articulent les aspirations politiques à une vie collective égalitaire et les rapports sociaux de sexe et de classe.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : néoruralité, collectifs néo-paysans, communautés autonomes, autogestion, militantisme, rapports sociaux de sexe, division sexuelle du travail, ethnographie.
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Galerand, Elsa |
| Mots-clés ou Sujets: |
Néoruralité / Style de vie alternatif / Autosuffisance / Autogestion / Militantisme / Rapports sociaux de sexe / Division sexuelle du travail / Québec (Province) |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des sciences humaines > Département de sociologie |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
15 déc. 2025 15:40 |
| Dernière modification: |
15 déc. 2025 15:40 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19397 |