Lebel, Sarah
(2026).
« Influence de la présence au procès, des facteurs liés au procès et du soutien social perçu sur la santé mentale des proches endeuillés par homicide » Thèse.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en psychologie.
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Résumé
La perte tragique, violente et imprévisible d’un être cher constitue un événement particulièrement dévastateur pour les proches endeuillés (Kristensen et al., 2012). La santé mentale des proches endeuillés par homicide (PEH) semble particulièrement précaire comparativement à celle des proches endeuillés à la suite d’un accident, d’un suicide ou d’une mort non-traumatique (Murphy et al., 1999, 2003). Les quelques études ayant examiné la santé mentale post-homicide montrent des niveaux élevés de détresse chez les proches endeuillés, mais surtout une grande variabilité entre ces derniers quant à la prévalence de leurs symptômes de TSPT (p. ex., van Denderen et al., 2015). Afin de mieux comprendre cette variabilité, la présente thèse s’est intéressée à un stresseur tout particulier à la population de PEH, soit le procès de la personne accusée de ce crime. Ce stresseur est souvent vécu par ces proches, notamment dans l’espoir d’obtenir justice (Herman, 2003; Rossi et Cario, 2013). En concordance avec le modèle de la justice organisationnelle de Colquitt (2001), les facteurs spécifiques au procès (c.-à-d., perceptions de justice, détresse lors du procès, insatisfaction envers le verdict) ont aussi été examinés. En plus de ce stresseur spécifique, de nombreux modèles théoriques ont montré l’importance du soutien social perçu dans l’adaptation psychologique à un événement traumatique ou stressant, dont le modèle sociocognitif de l’adaptation aux stresseurs de Lepore (2001). Cette thèse vise donc l’exploration du rôle des facteurs post-homicides dans la santé mentale des proches endeuillés en se penchant surtout sur la présence au procès et les facteurs associés à ce dernier. Structurée en quatre chapitres, cette thèse comprend une introduction, deux articles (dont une recension systématique de la littérature et une étude transversale quantitative) et une discussion générale. La première étude présente une recension systématique des recherches menées concernant les facteurs post-homicides liés à la santé mentale des PEH. Cette recension a été publiée dans le journal OMEGA-Journal of Death and Dying et inclut un total de 35 études. Les facteurs post-homicides ont été classés selon six catégories, soit 1) les facteurs liés au système de justice criminelle (SJC), 2) sociaux, 3) liés aux stratégies d’adaptation, 4) cognitifs, 5) émotionnels, et 6) autres. Elle permet d’évaluer également les risques de biais présents dans les études recensées, de souligner les forces et les lacunes de la recherche existante et d’offrir des recommandations pour les études futures. La deuxième étude quantitative transversale, publiée dans le journal Homicide Studies, permet de mesurer: 1) les différences de moyennes des indicateurs de santé mentale et des facteurs post-homicides (c.-à-d., soutien social perçu, temps écoulé depuis l’homicide) entre les PEH présents au procès et ceux absents à celui-ci, 2) le rôle modérateur de la présence au procès sur la relation entre le soutien social perçu et la santé mentale des PEH et 3) les relations entre les facteurs liés au procès (c.-à-d., perceptions de justice, détresse lors du procès, insatisfaction envers le verdict), le soutien social perçu et la santé mentale des PEH ayant été présents au procès. Les résultats de cette étude soutiennent l’effet modérateur de la présence au procès sur la relation entre le soutien social perçu et les symptômes de TSPT. Par conséquent, le soutien social perçu comme positif aurait un effet protecteur sur les symptômes de TSPT, et ce, uniquement pour les PEH ayant été présents au procès. De plus, les facteurs liés au procès semblent expliquer une part significative de la variance de la santé mentale post-homicide des proches endeuillés ayant été présents au procès, et ce, au-delà du soutien social perçu et du temps écoulé depuis l’homicide. Finalement, le rôle significatif du soutien social perçu est montré dans toutes les analyses de cette thèse. En conclusion, cette thèse vise à améliorer la compréhension du rôle des facteurs post-homicides de la santé mentale des proches endeuillés. Elle s’intéresse tout particulièrement à la spécificité de l’expérience post-homicide en examinant la présence au procès et les facteurs associés à ce dernier. Les données découlant de cette thèse pourraient guider les professionnels en santé mentale et les travailleurs du système de justice criminelle (SJC) dans les stratégies qu’ils adoptent lorsqu’ils accompagnent les PEH avant, pendant et après le procès. Les recommandations cliniques et sociales suggèrent une adaptation des services psychologiques offerts aux PEH dans le but de mieux répondre à leurs besoins. Ces résultats pourront aussi orienter les chercheurs à approfondir des aspects de l’expérience post-homicide peu explorés jusqu’à aujourd’hui et à pallier les lacunes des études antérieures.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : proches endeuillés par homicide, facteurs post-homicides, présence au procès, facteurs liés au procès, santé mentale, symptômes de TSPT, satisfaction envers la vie, soutien social perçu, temps écoulé depuis l’homicide
| Type: |
Thèse ou essai doctoral accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Brillon, Pascale |
| Mots-clés ou Sujets: |
Proches de victimes d'homicide / Personnes endeuillées / Santé mentale / Procès (Homicide) / État de stress post-traumatique / Soutien social / Satisfaction de vie |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des sciences humaines > Département de psychologie |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
29 juin 2026 07:37 |
| Dernière modification: |
29 juin 2026 07:37 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20156 |