Les facteurs protecteurs du risque suicidaire chez les jeunes victimes de cyberintimidation

Dorol-Beauroy-Eustache, Ophély (2026). « Les facteurs protecteurs du risque suicidaire chez les jeunes victimes de cyberintimidation » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en psychologie.

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Résumé

Depuis l’avènement d’Internet et des médias sociaux, les communications entre les jeunes ont été profondément modifiées. Cet avènement a entraîné l’émergence de la cyberintimidation, qui consiste en des actions néfastes réalisées par une ou plusieurs personnes pour en blesser une autre, et ce via l’intermédiaire d’Internet et des médias sociaux. Au moins un quart des jeunes Canadien·nes, ainsi qu’environ 10 % des jeunes Québécois·es sont affecté·es par la cyberintimidation. Elle les impacte ainsi très négativement, que ce soit sur le plan psychologique, social, physique ou comportemental. Dans certains cas, cela peut mener à des idées et des comportements suicidaires, des tentatives de suicide, voire à des décès par suicide. Bien que les facteurs de risque et de protection de la cyberintimidation et du risque suicidaire à l’adolescence sont bien documentés, les facteurs de protection réduisant le risque suicidaire chez les jeunes victimes de cyberintimidation restent peu connus. Cette thèse vise ainsi à identifier les facteurs de protection du risque suicidaire chez ces victimes. Pour ce faire, deux études ont été réalisées. La première étude est une revue systématique visant à identifier tous les facteurs de risque et de protection influençant ce risque suicidaire. Plusieurs facteurs ont pu être identifiés au travers de 66 études, mais peu de facteurs protecteurs ont été trouvés. Pour cette raison, une étude pilote a été menée pour examiner des facteurs de protection peu ou pas étudiés (soutien social, stratégies d’adaptation et médiation parentale d’Internet) dans la recherche. Cette étude, à laquelle 112 jeunes de 14 à 18 ans ont participé en répondant à un questionnaire, a permis de mettre en évidence que le soutien social et la suppression ou le changement de ses profils en ligne constitueraient des facteurs de protection possibles. En revanche, d’autres stratégies d’adaptation ne seraient pas efficaces pour réduire ce risque. Cependant, il sera nécessaire de mener d’autres études pour confirmer ces résultats, car il n’a pas été possible de confirmer les liens existants entre la cyberintimidation et le risque suicidaire. Ces deux études permettent de contribuer à l’avancement des connaissances sur la question du risque suicidaire chez les jeunes victimes de cyberintimidation. Elles permettent de proposer des pistes de prévention prometteuses. Par exemple, des programmes de prévention multisystémiques dans les écoles, cherchant à reconnaître le caractère systémique de la cyberintimidation tout en prévenant le risque suicidaire chez les victimes, pourraient être pertinents à mettre en place, mais ceux-ci devront d’abord être validés par de futures recherches. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : cyberintimidation, médias sociaux, technologies, intimidation, suicide, risque suicidaire, adolescence, jeune, recension systématique, étude pilote, facteurs de risque, facteurs de protection.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu en format PDF.
Directeur de thèse: Mishara, Brian L.
Mots-clés ou Sujets: Cyberintimidation / Médias sociaux et adolescents / Victimes d'intimidation / Comportement suicidaire / Facteurs de protection / Facteurs de risque / Prévention du suicide / Adolescence
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de psychologie
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 21 mai 2026 10:33
Dernière modification: 21 mai 2026 10:35
Adresse URL : https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20009

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