Des îles-gigognes ; suivi de, Vers des espaces d'inconfort

Huyghebaert, Céline (2011). « Des îles-gigognes ; suivi de, Vers des espaces d'inconfort » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (3MB)

Résumé

Ce mémoire, tant dans l'écriture romanesque que dans la réflexion critique qui l'accompagne, s'articule autour d'une tension entre l'excès et le silence. Excès qui définit notre société actuelle, dans tout ce qu'elle a de démesuré et de multiple, et dans lequel, pourtant, continue de s'infiltrer des silences, pluriels, imposés par une censure pernicieuse. Un équilibre que cherche à atteindre l'écrivain entre un excès de paroles que notre époque permet et la démission par le silence. La première partie du mémoire se présente comme un récit de voyage dans les îles des Caraïbes. Le titre, Des îles gigognes, fait écho à la structure d'ensemble enchâssée de l'œuvre, le récit linéaire étant entrecoupé de nouvelles, mais aussi d'articles de journaux, de citations, d'extraits et d'images qui dialoguent entre eux. Le thème, les îles, est ce qui relie entre elles ces parties d'un point de vue géographique, toutes les narrations y prenant place, mais aussi d'un point de vue plus symbolique. Chaque voix exploite la charge symbolique et idéologique d'îles avec lesquelles elle entretient un rapport émotif. Mais aucune ne l'exprime de la même façon. L'ambivalence des voix émises émerge alors des confrontations d'opinions entre les personnages, des ruptures fréquentes de style, des glissements de focalisation, et de l'enchâssement des récits les uns dans les autres. Le volet réflexif, Vers des espaces d'inconfort, explore la place, inconfortable, que peut occuper l'écrivain, et plus particulièrement l'écrivain voyageur, dans une société définie par l'excès. La réflexion prend la forme d'un essai subjectif qui défend une éthique de la parrêsia en partant de l'étude que le philosophe Michel Foucault a consacrée à ce concept. La parrêsia, traduite par le « dire-vrai », désigne une parole courageuse professée dans le souci de l'autre, malgré le risque qu'elle comporte, de par sa nature vraie, de briser la communication si l'interlocuteur n'est pas prêt à entendre cette vérité. Dans une époque où les valeurs libérales et les progrès technologiques permettent de dire constamment, immédiatement et à tout le monde, à peu prêt tout et n'importe quoi, discours bons et néfastes, utiles et superflus, l'écrivain parresiastique cherche à débusquer les lâchetés, les lieux communs et les silences qui perdurent sous le bruit ambiant. Il continue de chercher à dire ce qui ne se pense pas, autant du point de vue de l'impossibilité que de l'amoralité de cette pensée. Ainsi, au travers d'un inconfort qu'il poursuit comme ligne directrice, cherche-t-il à transmettre au lecteur cette pensée qui ne se pense pas pour aiguiser son sens critique. Il propose une pluralité de ses perceptions, mais sans tomber dans une logorrhée de phrases superflues. Il cherche l'essentiel dans le brouhaha. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Récit de voyage, fiction, dire-vrai, inconfort, discontinuité

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur
Directeur de thèse: Carpentier, André
Mots-clés ou Sujets: Récit de voyage, Écriture fragmentaire, Fiction
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 22 sept. 2011 13:10
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:19
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/4097

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...