Tombée ; suivi de Occuper les distances

Laforce, Esther (2020). « Tombée ; suivi de Occuper les distances » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

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Résumé

Ce mémoire en création est composé de deux parties, Tombée, une oeuvre de fiction, et Occuper les distances, un essai réflexif. L’ensemble du mémoire s’intéresse à la question du regard que l’on pose sur la douleur des autres, en particulier sur la douleur des victimes de violence comme les guerres et les génocides, et au rôle de l’écriture pour soutenir le regard qui, dans la distance, approche cette souffrance. Tombée est le récit de la survie d’une femme, rendue vulnérable par une chute dans une fissure où elle est tombée suite à un tremblement de terre qui a détruit sa ville, Montréal. S’adressant à son jeune enfant dont elle ignore le sort après ce séisme, cette femme attend les secours en racontant comment la vie heureuse qu’elle a vécue auprès de lui a été hantée par la mémoire d’événements violents et par les souffrances qui leur sont liées. Lectrice habitée par un désir d’écrire, elle tente aussi de transmettre l’amour qu’elle éprouve pour les écrits des femmes, en particulier ceux d’Ingeborg Bachmann, d’Etty Hillesum, d’Hélène Berr et de Charlotte Delbo, des écrits relatifs à la Shoah et à la Deuxième Guerre mondiale. Ces écrits forment également un point d’ancrage important pour la réflexion qui est menée dans l’essai Occuper les distances. Partant d’un questionnement sur la légitimité d’écrire sur la douleur des autres, en particulier sur la Shoah, à partir d’une posture éloignée, celle d’une mère québécoise qui, en 2019, n’est pas liée par son histoire nationale ou familiale à ce génocide et qui, de plus, mène une vie plutôt tranquille et confortable, la réflexion s’éprouve d’abord dans la difficulté de voir et de comprendre la réalité de la souffrance vécue par les victimes des guerres et des génocides. À cette posture toutefois s’adjoint celle de lectrice, entre autres de Bachmann, d’Hillesum, de Berr et de Delbo. Consciente de sa propre vulnérabilité au sein d’un monde menacé et toujours violent, la narratrice désire s’inscrire dans le présent du témoignage de ces femmes. Elle s’astreint ainsi, par l’écriture, à un devoir de vigilance qui se décline en devoir de hantise, d’accueil et de soin (care), et se rend attentive aux liens brisés par une violence qui fragilise l’ensemble de la communauté humaine. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : douleur, Shoah, mémoire, hantise, accueil, vulnérabilité

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Delvaux, Martine
Mots-clés ou Sujets: Souffrance dans la littérature / Douleur dans la littérature / Femmes victimes de violence dans la littérature / Holocauste, 1939-1945, dans la littérature / Mémoire dans la littérature / Textes littéraires / Mémoires et thèses de création
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 27 mai 2022 07:57
Dernière modification: 27 mai 2022 08:13
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/15529

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