The morphology of reduplication in japanese ideophones

Nagasaki, Manami (2025). « The morphology of reduplication in japanese ideophones » Mémoire. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en linguistique.

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Résumé

Cette recherche vise à explorer les idéophones, qui relèvent du symbolisme sonore et constituent une part significative de l’inventaire lexical du japonais. Alors qu’il a été considéré que les idéophones possèdent peu de morphologie (Childs, 1995), je montre que les idéophones japonais sont morphosyntaxiquement complexes, et je propose strictement une analyse selon une approche du type Item-and-Arrangement de la morphologie. Le but ultime de cette étude est d’identifier les propriétés morphosyntaxiques de la réduplication des idéophones du japonais standard. Pour y parvenir, la recherche vise également à identifier les composants morphologiques, à proposer leurs fonctions morphosyntaxiques et sémantiques, ainsi qu’à comparer les structures internes des idéophones avec celles des quasi-idéophones. En limitant les objets d’analyse aux bases bimoraïques, l’étude s’appuie à la fois sur des jugements grammaticaux de locuteurs natifs et sur une revue de la littérature. L’analyse est fomulé dans le cadre de la Morphologie Distribuée (Halle & Marantz, 1993, 1994), en particulier sur l’hypothèse de Category-neutral root (Chomsky, 1970; Marantz,1997). Je propose que les idéophones japonais sont composés de multiples morphèmes, dont un morphème réduplicatif et des morphèmes tonals, organisés de manière concaténative. Le morphème réduplicatif, RED, est une tête aspectuelle imperfective avec une sémantique d’extention : il projette un sens duratif en s’attachant directement à la racine idéophonique, et un sens itérative lorsqu’il s’attache à la base adverbiale. Quant aux têtes catégorielles, outre les suffixes idéophoniques (-Q, -N, -ri) qui projettent la catégorie adverbiale, les morphèmes tonals HL et LH projettent les catégories adverbiale et adjectivale, respectivement. Je propose également que la structure des idéophones adjectivaux est distincte de celle des quasi-idéophones, malgré leur ressemblance formelle en surface: tandis que les idéophones sont dérivés des bases catégorielles neutres, les quasi-idéophones sont dérivés de noms, catégorisés par une tête fonctionnelle [n.-ø]. Ainsi, bien que la ressemblance tonale entre ces deux types d’idéophones découle d’une même réalisation phonologique de la tête adjectivale, leurs composants internes et le rôle sémantique du redupliquant diffèrent. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : idéophones, redoublement, japonais, morphologie, syntaxe, morphologie concaténative, morphèmes tonals

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Leu, Thomas
Mots-clés ou Sujets: Japonais (Langue) / Idéophones / Redoublement / Morphosyntaxe / Morphologie (Linguistique)
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de linguistique
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 03 déc. 2025 15:15
Dernière modification: 03 déc. 2025 15:15
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19371

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