Liens entre la santé mentale et l'alimentation pendant la grossesse

Amrane, Hana (2022). « Liens entre la santé mentale et l'alimentation pendant la grossesse » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en biochimie.

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Résumé

Une mauvaise santé mentale maternelle a un impact non seulement sur le bien-être maternel, mais aussi sur celui du foetus. Les symptômes du stress, de l'anxiété et de la dépression (que l'on désigne ensemble ici sous le terme de « détresse ») prédisent des conséquences défavorables pour le nourrisson, tels qu'un faible poids à la naissance. Un niveau élevé de détresse maternelle est associé à une mauvaise alimentation et pourrait exacerber les effets de la détresse. Le but de cette étude est d’analyser les liens entre la santé mentale et l’alimentation pendant la grossesse chez 80 femmes enceintes. Les participantes ont rempli un questionnaire de rappel alimentaire portant sur trois jours et des questionnaires pour évaluer leur niveau de stress (Perceived Stress Scale), d'anxiété (State-Trait Anxiety Inventory), et de dépression (Edinburgh Depression Scale). Les données ont été recueillies entre 16-18 semaines, 24-26 semaines, et 32-34 semaines de grossesse. Le logiciel Nutritics a été utilisé pour calculer l'apport en macronutriments et autres indices nutritionnels. Nous avons utilisé la régression linéaire afin d’analyser la relation entre les mesures de la santé mentale maternelle et l’alimentation, avec le logiciel SPSS 27. À 16-18 semaines, nous avons observé une relation positive entre une alimentation riche en glucides et des symptômes d’anxiété (β=0,27, p=0,024, R2=0,063), et une relation négative entre la dépression et l’apport énergétique (β=-0,32, p=0,008, R2=0,085). Des niveaux élevés de stress, d'anxiété, et de dépression prédisaient une consommation moindre de fruits et légumes à 16-18 et 24-26 semaines (représentant 5,7 %-9,7 % de la variance), ainsi qu’une plus grande consommation de boissons gazeuses (représentant 5,5 %-11,8 % de la variance). À 32-34 semaines, nous avons observé une relation positive entre le stress et l’anxiété, et l’indice glycémique, représentant 6,6 %-7,9 % de la variance. Même des relations modestes entre la détresse maternelle et l’alimentation pourraient être pertinentes étant donné les niveaux élevés de détresse observés dans certains échantillons. Les interventions portant sur la santé mentale et l’alimentation pourraient représenter une cible pour protéger le foetus des effets négatifs potentiels de la détresse maternelle. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : alimentation, nutrition, stress, anxiété, dépression, grossesse, origines développementales de la santé et des maladies

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Dancause, Kelsey Needham
Mots-clés ou Sujets: Grossesse / Femmes enceintes / Alimentation / Malnutrition / Santé mentale / Détresse
Unité d'appartenance: Faculté des sciences > Département de chimie
Faculté des sciences > Département des sciences biologiques
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 23 nov. 2022 15:09
Dernière modification: 23 nov. 2022 15:09
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/16144

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