Place Émilie-Gamelin : 200 ans de cohabitation sociale

Champagne-Tremblay, Camille (2026). « Place Émilie-Gamelin : 200 ans de cohabitation sociale » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en histoire.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (4MB)

Résumé

Le présent mémoire montre les tensions historiques entre le développement commercial et la marginalité sur le territoire qui est aujourd’hui connu comme la place Émilie-Gamelin. La présence de personnes en situation d’itinérance dans le Quartier latin est souvent présentée comme une crise récente et comme un frein au développement du quartier. Cette recherche démontre toutefois que les personnes marginalisées occupent l’espace depuis près de 200 ans. Dès la fondation des Soeurs de la Providence et la construction de l’Asile de la Providence sur la rue Sainte-Catherine, en 1843, différentes populations marginalisées s’y rendent pour obtenir des secours. Les populations prises en charge sont à la fois des orphelins, des personnes âgées, des familles et des indigents. Au début du XXe siècle, le complexe institutionnel vit déjà ses premières pressions de la part des autorités municipales qui souhaitent « nettoyer » le quartier. Cette tendance s’affirme davantage dans les années 1950 et 1960. Les Soeurs de la Providence vendent finalement leur terrain et leurs bâtiments à la Ville de Montréal en 1963. L’espace deviendra alors le chantier de la station de métro Berri-de Montigny pour ensuite héberger un stationnement pendant presque 30 ans. Bien que les bâtiments aient été démolis, la population marginalisée reste bien présente sur le territoire, ainsi que dans les discours des commerçants et des autorités municipales. Divers projets seront proposés pour tenter de revitaliser le quartier. À l’aide de diverses archives comme des photographies, des cartes anciennes, des documents municipaux et institutionnels, cette recherche brosse un portrait des difficultés de cohabitation sur le temps long dans le quadrilatère formé des rues Maisonneuve, Sainte-Catherine, Saint-Hubert et Berri. L’analyse de ce portrait permet de porter un regard critique sur la situation actuelle et les divers projets de revitalisation proposés pour le quartier. Finalement, la recherche démontre que les personnes en situation d’itinérance sont présentes depuis près de deux cents ans dans le quartier et peuvent ainsi prétendre détenir un droit de regard sur les projets de transformation de leur milieu de vie. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : itinérance, Quartier latin, rénovations urbaines, Soeurs de la Providence, Place Émilie-Gamelin

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu en format PDF.
Directeur de thèse: Petitclerc, Martin
Mots-clés ou Sujets: Place Émilie-Gamelin / Histoire / Itinérance / Personnes marginalisées / Rénovation urbaine / Quartier latin / Soeurs de la Providence / Montréal (Québec)
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département d'histoire
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 18 sept. 2026 07:37
Dernière modification: 18 sept. 2026 07:37
Adresse URL : https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20321

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...