Goudreault-Marcoux, Jeanne
(2026).
« Écheveaux ; suivi de Trauma et répétition : processus de résistance dans les écritures de soi » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Ce mémoire en recherche-création explore le trauma dans le contexte des écritures de soi. Il s’articule autour de deux volets complémentaires : une création littéraire intitulée Échevaux et un volet réflexif qui en théorise les enjeux. La création prend la forme d’un récit poétique en fragments, habité par l’imaginaire du fleuve. La narration, composant avec une subjectivité détruite, explore son rapport à l’espace et à la mémoire afin de se renouveler, voire de se recomposer. Mélangeant souvenirs d’enfance et réminescences traumatiques, cette première partie se situe sur les terrains du doute et de l’indécision. Grâce à la logique du fragment, la mémoire est mise en scène telle qu’elle se présente à l’individu traumatisé, c’est-à-dire partielle, lacunaire et pleine d’interruptions. Le geste d’écriture est pensé telle une forme de réécriture, c’est-à-dire que, pour illustrer la part d’indécidabilité et d’indicible de la mémoire, il faut redire pour mieux dire, pour tenter de s’approcher au plus près d’une vérité qui ne soit pas celle de la réalité factuelle, mais bien d’une subjectivité sensible. À la fois projet personnel et démarche critique, la création dialogue avec des problématiques centrales des écritures de soi, telles que le caractère construit de la mémoire et l’éclatement des formes narratives. Le volet réflexif prolonge ces préoccupations en abordant l’écriture traumatique comme forme littéraire. S’appuyant sur la psychanalyse, les études féministes et les études littéraires, il définit le traumatisme comme le retour incessant de traces irreprésentables que le sujet doit transformer en souvenirs, révélant ainsi le caractère construit de la mémoire. L’écriture, pensée comme réécriture de la trace, partage les failles de la mémoire traumatique et se caractérise par la répétition, le doute et l’inachèvement. La réflexion théorique mobilise les notions d’autofiction, de subjectivité, de sororité et de résistance. En dialogue avec des penseuses et écrivaines telles que Madeleine Gagnon, Silvia Lippi, Madeeine Ouellette-Michalska, Nelly Arcan et Olivia Tapiero, l’essai affirme le potentiel politique et agentif des écritures de soi. Loin d’un narcissisme, l’écriture du trauma est présentée comme un engagement envers l’altérité et le social, un geste par lequel le sujet se réapproprie son histoire, réclame son nom et ouvre des possibles pour la littérature. Enfin, le volet théorique épouse lui aussi la forme du fragment afin d’exercer la réflexion selon une logique de la déraison, en adéquation avec les enjeux de fond de l’écriture.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Fragments, écritures de soi, trauma, filiation, sororité.
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Godin-Ouimet, Louis-Daniel |
| Mots-clés ou Sujets: |
Traumatisme psychique dans la littérature / Écriture de soi / Fragments littéraires / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
25 juin 2026 08:55 |
| Dernière modification: |
25 juin 2026 08:55 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20147 |