Henrie-Gouin, Rachel
(2026).
« Les nuages sont les vagues du ciel ; suivi de Tournée vers le large : paysage et poétique d'un deuil » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Le volet création de ce mémoire, intitulé les nuages sont les vagues du ciel, est un recueil de poèmes dans lequel une instance énonciatrice raconte, de manière morcelée, la maladie et la mort de son père, mais surtout ce qui se produit après, lorsque l’absence s’infiltre dans le présent de la parole, dans le passé, lorsqu’elle dépouille l’espace. Les poèmes en vers et en prose esquissent un lieu marqué par une étendue d’eau, un fjord, une baie. Les différents éléments de la perception, affectée par le décès et l’arrachement, se chevauchent, se rejouent. On en appelle à sa mémoire, à celle des membres de sa famille. L’instance convoque et répète des souvenirs à la fois vifs et érodés, toujours imparfaits, pour créer les échos sur lesquels la figure du père peut apparaître. Les poèmes deviennent un paysage de recueillement, hanté par le disparu, mais habité par une voix survivante. L’essai réfléchit au deuil en cherchant comment lui donner une forme par l’écriture. Le basculement du sens causé par le décès de mon père m’oblige à trouver un autre socle sur lequel le bâtir. L’essai raconte d’abord la visite du lieu partagé par la fille et le père : la région de La Baie, au Saguenay, où mes grands-parents ont vécu, où la famille paternelle vit encore. La pensée et la mémoire se heurtent à l’altérité du lieu, qui ne porte aucune trace du disparu, et aux proches, qui ne peuvent pas combler la béance de sa disparition. Le paysage se pose ainsi comme un concept esthétique et poétique, qui fait le pont entre l’être et l’environnement, et qui propose un cadre par lequel l’appréhender. Le paysage de mon deuil, s’il n’est pas celui associé à l’enfance, directement lié au père, est ailleurs. La réflexion se poursuit, à tâtons, et culmine vers ce qui était déjà là, en filigrane de la pensée : le poème. Celui-ci, construit sur un rapport au sens changeant, subjectif et ouvert, peut accueillir la pluralité et le vacillement de l’absence. Il se fait tiers-lieu. Plus encore, le poème que j’écris et que je lis est constamment influencé par ceux des autres, et c’est dans cet enchevêtrement de voix qui me touchent et m’affectent que se forge la mienne. Le rapport à l’autre s’élargit, devient pluriel. L’expérience du deuil se partage, devient enfin habitable.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : deuil, poésie, paysage, altérité, poétique, habite
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Brassard, Denise |
| Mots-clés ou Sujets: |
Deuil dans la littérature / Maladies dans la littérature / Mort dans la littérature / Pères dans la littérature / Poésie / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
25 juin 2026 07:28 |
| Dernière modification: |
25 juin 2026 07:28 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20146 |