Jolicoeur, Fanny
(2025).
« Le point de vue de jeunes de la communauté D'Uashat mak Mani-utenam : pour une conception innue de l'intérêt de l'enfant » Thèse.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Doctorat en droit.
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Résumé
Les enfants autochtones vivant au Canada sont huit fois plus susceptibles d’être placés en milieu substitut que les enfants non autochtones. La surreprésentation de ces enfants en protection de la jeunesse est en croissance dans toutes les provinces depuis les 40 dernières années. Les Premiers peuples multiplient les initiatives pour contrer l’inadéquation des systèmes étatiques de protection de l’enfance à l’origine de cette surreprésentation. L’une des avancées majeures en la matière réside dans l’adoption de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Peuples autochtones, des Inuits et des Métis (LEFJPNIM)1. Cette loi fédérale est prometteuse puisqu’elle reconnaît aux Premiers peuples le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale en matière de services à l’enfance et à la famille. La LEFJPNIM vise à maintenir et à promouvoir l’identité, la culture, la langue, de même que le lien de l’enfant à sa communauté et à son territoire d’appartenance. L’un des principes phares de tout système d’aide à l’enfance réside dans la manière d’envisager la notion de l’intérêt de l’enfant. Cette notion est bien établie autant du côté de l’État québécois que chez les adultes autochtones. En vertu de la LEFJPNIM, la communauté innue d’Uashat mak Mani-utenam souhaite considérer le point de ses enfants sur ce qu’ils estiment être dans leur intérêt. Par le biais d’une recherche partenariale où la méthode du groupe de parole a été mobilisée, des moyens d’expression variés ont été proposés afin de recueillir la voix d’enfants innus sur la meilleure manière de prendre soin des enfants et des familles de leur communauté. Cette thèse s’appuie sur le cadre d’analyse du pluralisme juridique, lequel permet d’envisager la coexistence de divers ordres juridiques dont les positionnements s’opposent, se complètent ou se distinguent au sujet d’une même notion. Le pluralisme juridique permet de mettre à l’avant-plan le point de vue des premières personnes concernées dans la production du droit.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Innus, intérêt de l’enfant autochtone, protection de la jeunesse, pluralisme juridique, territoire, famille, culture, identité
| Type: |
Thèse ou essai doctoral accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Gesualdi-Fecteau, Dalia |
| Mots-clés ou Sujets: |
Protection de l'enfance / Intérêt de l'enfant (Droit) / Jeunesse des Peuples autochtones / Enfants innus / Droits / Perceptions / Pluralisme juridique / Uashat / Mani-utenam |
| Unité d'appartenance: |
Faculté de science politique et de droit > Département de sciences juridiques |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
15 déc. 2025 13:43 |
| Dernière modification: |
15 déc. 2025 13:43 |
| Adresse URL : |
http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19422 |