Ballester, Julian
(2025).
« Mon crâne, à sa manière d'heurter le sol suivi de "Savoir mordre" : écrire la disparition de soi » Mémoire.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Ce mémoire en recherche-création explore l'imaginaire de la disparition de soi. Il prend la forme d’une suite poétique dans laquelle un je s'adresse à un vous, depuis l'angoisse voire l'imminence d'une disparition, d'une dissolution subjective. Le dialogue entre les deux voix, ainsi que les jeux de silences autour desquels celui-ci s'articule, s'inspirent en outre du cadre de la cure psychanalytique. Dans cette optique, l'adresse au vous vise notamment à rendre compte de l'effort du je pour rester ancré dans la parole : tant que le je parle, il ne disparaît pas tout à fait. La division du texte en plusieurs sections épouse quant à elle les mouvements et les soubresauts de cette parole paradoxale. Au-delà de la seule dimension thématique, le travail d’écriture cherche à performer l’enjeu de cette disparition de soi, en mettant à mal les assises du sujet et son inscription dans le langage, au profit d’une voix à la fois entamée par le processus de dissolution, mais également en passe de se ré-engendrer dans le lieu de cette parole inquiète. Le mémoire articule au texte poétique une démarche réflexive sur les modalités d'une écriture de la disparition de soi. Cette réflexion s'effectue à partir des théories psychanalytiques du sujet, à partir desquelles l’essai vise, dans une première partie, à circonscrire conceptuellement le lieu d'une telle disparition subjective. Dans la mesure où la psychanalyse appréhende le sujet essentiellement comme un sujet-parlant, l’enjeu d’une disparition de soi est alors envisagé comme la possibilité logique d’un point de contact avec un en deçà de l’ordre symbolique, qui nierait le sujet et menacerait son intégrité. Cette perspective invite à situer la disparition de soi au regard de la pré-histoire du sujet, mais également au regard de la persistance de ce temps originel au sein de l’économie subjective, sous le mode d’un territoire que Jacques Lacan nomme le réel. Dans une seconde partie, il s’agit d’envisager la manière dont ce lieu, cet en deçà du langage, pourrait être concrètement approché par l’écriture, en s’appuyant sur des démarches d’écrivain·es (Marguerite Duras, Hélène Cixous, Huguette Gaulin, Madeleine Gagnon) qui, selon l’expression de Marie- Hélène Brousse, ont justement su garder un « rapport avec un cristal de réel ».
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : disparition de soi, théories du sujet, psychanalyse, Lacan, poésie
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Cyr, Catherine |
| Mots-clés ou Sujets: |
Sujet dans la littérature / Soi dans la littérature / Psychanalyse et littérature / Poésie / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
11 nov. 2025 11:37 |
| Dernière modification: |
11 nov. 2025 11:37 |
| Adresse URL : |
http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19230 |