L'entraînement aérobie en hyperoxie chez les personnes ayant subi un traumatisme crânio-cérébral modéré/sévère

Busilacchi, Elise (2007). « L'entraînement aérobie en hyperoxie chez les personnes ayant subi un traumatisme crânio-cérébral modéré/sévère » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en kinanthropologie.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (1MB)

Résumé

Les individus ayant subi un traumatisme crânien sont caractérisés par un rendement physiologique inférieur à la moyenne et par une fatigue persistante (Bateman et al., 2001; Jankowski et Sullivan, 1990; Bhambhani et al., 2005; Gordon et al.,1998; Hunter et al., 1990). Plusieurs protocoles d'entraînement ont été proposés à cette clientèle pour pallier ces déficits. Toutefois, aucun entraînement ne semble conduire à des améliorations au niveau fonctionnel (Bateman et al., 2001; Jankowski et Sullivan, 1990). Une façon d'augmenter le rendement physiologique d'un l'individu au cours de l'exercice est d'augmenter artificiellement l'apport d'oxygène (Perry et al., 2005). L'objectif de la présente recherche est de mesurer les effets d'un entraînement aérobie avec apport supplémentaire en oxygène (hyperoxie) sur la puissance de travail et la capacité aérobie chez de patients ayant subi un traumatisme crânio-cérébral (TCC) modéré-sévère. L'objectif de l'étude est également de voir si les gains physiologiques influencent la fatigue subjective et quantitative et la performance au cours d'une activité motrice simple comme la marche. Douze sujets TCC ont été recrutés puis aléatoirement répartie sur l'un des 2 protocoles expérimentaux suivants; Protocole A : entraînement aérobie avec une source de 100% d'oxygène (Fraction d'oxygène inspiré -38%); Protocole B : entraînement aérobie avec une source d'air médical (Fraction d'oxygène inspiré 20,9%). L'entraînement consistait en 25 minutes de pédalage avec intervalles, sur ergocycle. La durée du programme était de 10 semaines, à raison de 2 séances par semaine. Les principales mesures sont la charge développée (en watts), la consommation d'oxygène (Test Astrand modifié), la fatigue subjective (BNI fatigue scale), la fatigue quantitative (D-KEFS) ainsi qu'un test de marche (test de 6 minutes). Ces mesures ont été prises au début et à la fin du programme d'entraînement. Suite à l'entraînement, une différence significative (p<0,05) a été démontrée entre les données pré et post tests pour la puissance de travail, la charge maximale développée lors du test sous-maximal, ainsi que sur la fatigue subjective générale chez les sujets s'étant entraînés en hyperoxie. Aucune différence n'a été observée pour les sujets s'étant entraînés avec air médical (20,9% O2) de même qu'entre entre les deux groupes pour la consommation d'oxygène, au test de marche de 6 minutes et la fatigue quantitative. L'apport d'oxygène au cours de l'entraînement aérobie permet aux patients ayant subi un traumatisme crânien d'augmenter leur puissance de travail et de diminuer leur perception générale de fatigue. La remise en forme physique des patients TCC devient alors un préalable au succès de la réadaptation puisqu'elle permet aux patients d'être davantage réceptifs aux diverses interventions multidisciplinaires. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Traumatisme crânio-cérébral, hyperoxie, entraînement avec intervalles, fatigue, consommation d'oxygène

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Cadoret, Geneviève
Mots-clés ou Sujets: Effet physiologique / Effet thérapeutique / Entraînement sportif / Exercice aérobique / Fatigue / Oxygène / Traumatisme crânien
Unité d'appartenance: Faculté des sciences > Département de kinanthropologie
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 18 sept. 2017 08:41
Dernière modification: 18 sept. 2017 08:41
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/9986

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...