Conceptions paradigmatiques du vivant et attitudes envers les enjeux relatifs au vivant : influence des connaissances en biologie d'enseignants et biologistes en formation

Simard, Catherine (2015). « Conceptions paradigmatiques du vivant et attitudes envers les enjeux relatifs au vivant : influence des connaissances en biologie d'enseignants et biologistes en formation » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en éducation.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (18MB)

Résumé

De concert avec le développement des savoirs en biologie et des applications technologiques relatives au vivant, de nouveaux défis se présentent dans l'éducation aux sciences et technologie. En cohérence avec cet univers scientifique en mouvance rapide, les porteurs de la culture scientifique se voient confrontés à intégrer des considérations complexes tant au niveau des savoirs essentiels en biologie que lors de leur mobilisation à l'intérieur d'enjeux impliquant le vivant. D'emblée, on peut alors se poser la question si les porteurs de cette culture scientifique dans nos milieux éducatifs conçoivent adéquatement l'objet de science en question qu'est le vivant. Et quelles sont leurs attitudes face aux enjeux relatifs au vivant qui pourraient influencer, notamment, la façon d'appréhender l'un ou l'autre des sujets en classe. Et à savoir si leur formation scientifique influence leur conceptualisation du vivant et leur attitude face à des enjeux. Insérée dans un contexte d'enseignement, cette étude interroge les enseignants et biologistes en formation, à titre d'apprenants universitaires et futurs porteurs de la culture scientifique, dont celle liée aux problématiques du vivant. Dans un premier temps, la recherche consiste, à explorer et à décrire l'état des conceptions du vivant chez ces derniers, et à estimer l'influence des connaissances en biologie sur celles-ci. Dans un deuxième temps, l'attitude d'acceptabilité et l'influence des connaissances sur cette dernière sont également explorées. Pour ce faire, l'approche descriptive et exploratoire par l'entremise d'une méthodologie quantitative est priorisée de manière à obtenir un regard général sur l'état du phénomène. Afin de répondre aux objectifs de recherche, un nouvel instrument de mesure est développé sous le paradigme de Churchill. Cet outil de mesure, sous forme de questionnaire, démontre des indices de fiabilité et de validité adéquats. Cet instrument permet d'évaluer, chez un même individu, ses conceptions du vivant, sa maîtrise des savoirs en biologie et son attitude d'acceptabilité envers des enjeux sociobiologiques ciblés (usage de cellules souches, thérapie génique, génie génétique appliqué aux micro-organismes, dépistage prénatal et génétique, alimentation et clonage). Cette capacité à co-évaluer ces différents aspects a permis de faire l'état du phénomène à l'étude et d'estimer l'influence des connaissances en biologie sur la conceptualisation du vivant et sur l'attitude d'acceptabilité des répondants. D'une part, la présente étude a mis en lumière un ensemble de conceptions du vivant. Par ordre d'importance, on retrouve la coexistence des conceptions finaliste-évolutionniste, interactionniste-évolutionniste, animiste-vitaliste, déterministe comportemental et déterministe héréditaire. Parmi celles-ci, des conceptions-obstacles sont répertoriées, dont le finalisme, l'animisme, le vitalisme et le déterminisme comportemental. Par ailleurs, les principaux résultats témoignent que les connaissances en biologie ont une influence significative que sur les conceptions-obstacles, de sorte que le taux d'adhésion à ces explications diminue de façon à favoriser une conceptualisation plus contemporaine du vivant. D'autre part, l'étude met en valeur une attitude favorable pour l'ensemble des enjeux chez une majorité des enseignants et biologistes en formation interrogés, sauf pour ceux relatifs au dépistage génétique et au clonage. Par ailleurs, les connaissances en biologie ne démontrent aucun effet sur l'attitude, hormis pour les enjeux concernant la thérapie génique et le dépistage génétique. Dans ces deux derniers cas, les connaissances en biologie, par l'entremise de la formation scientifique, favorisent une position plus « négative » ou plus « critique ». Au terme de cette recherche, la présente étude souhaite alimenter la réflexion liée aux enseignements en sciences et technologie, notamment dans l'univers du vivant, tant dans les objectifs ou situations d'enseignement que dans la formation universitaire des enseignants et biologistes. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : attitude, conception paradigmatique du vivant, connaissance, enseignement de la biologie, épistémologie de la biologie

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Informations complémentaires: La thèse a été numérisée telle que transmise par l'auteur.
Directeur de thèse: Harvey, Léon
Mots-clés ou Sujets: Vie (Biologie) / Élèves-maîtres -- Attitudes / Étudiants en biologie -- Attitudes / Biologie -- Étude et enseignement / Culture scientifique et technique / Épistémologie
Unité d'appartenance: Faculté des sciences de l'éducation
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 10 juin 2016 17:08
Dernière modification: 10 juin 2016 17:08
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/8611

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...