La gestion axée sur les résultats : le cas de son implantation dans cinq écoles secondaires en milieux défavorisés sur l'île de Montréal

Sané, Mamadou Vieux Lamine (2014). « La gestion axée sur les résultats : le cas de son implantation dans cinq écoles secondaires en milieux défavorisés sur l'île de Montréal » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en éducation.

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Résumé

Cette étude est consacrée à la mise en œuvre de la gestion axée sur les résultats à l'ordre d'enseignement secondaire au Québec, notamment à Montréal en milieux défavorisés, dans une commission scolaire francophone. Depuis plusieurs années, les autorités du Québec ont mis en place plusieurs politiques ou réformes afin d'améliorer la réussite scolaire des élèves. Cependant, malgré ces réformes, force est de constater que la situation de la réussite scolaire est généralement en deçà des attentes. Cette situation est remarquée non seulement sur l'ensemble de la province, mais encore elle est plus préoccupante sur l'Ile de Montréal particulièrement en milieux défavorisés. C'est ainsi qu'à partir de 2002, la gestion axée sur les résultats (GAR) fut introduite dans l'administration publique du Québec par la loi 124. Son application devient obligatoire aux ordres d'enseignement primaire et secondaire à partir de 2008. Cela a pour mesure immédiate de préciser davantage l'obligation faite aux écoles de se doter d'un projet éducatif et d'un plan de réussite. Toujours dans le but d'implanter la GAR, la loi 88 est adoptée en 2008. Celle-ci formalise et articule cette politique au niveau du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et s'applique dans les commissions scolaires (CS) et les écoles. Cette politique est présentée comme un moyen d'améliorer la réussite scolaire des élèves. Son objectif principal est de réformer d'une manière globale la gestion du système scolaire du Québec. Ce mode de gestion inspiré de la logique du marché devrait permettre aux acteurs scolaires de mieux définir les projets, les planifier, les exécuter et en faire le suivi et l'évaluation. Cela devrait être fait dans la transparence, la reddition de compte de tous les acteurs. Ce faisant, on devrait assister à une plus grande imputabilité des actions posées par les acteurs scolaires. On espère qu'une telle façon de travailler peut ultimement aider à améliorer la réussite scolaire des élèves. La mise en œuvre d'une telle politique ne sera pas sans difficulté. En effet, deux défis majeurs vont se poser. Ils sont d'abord d'ordre structurel, ensuite stratégique. Structurel parce que les écoles doivent élaborer leurs projets éducatifs et plans de réussite à partir du plan stratégique de la commission scolaire qui préalablement a élaboré le sien à partir de celui du (MELS). Puisque chaque école a sa particularité propre, un tel exercice a pour conséquence de créer une incohérence. Sur le plan stratégique, les manquements sont relevés au niveau de l'implication des différents acteurs. Ces derniers estiment qu'ils sont mis devant les faits accomplis et qu'ils n'ont pas eu la préparation nécessaire pour s'approprier la GAR. Le même constat s'observe aussi chez les directeurs d'école qui sont censés conduire cette politique sur le terrain. À partir de recherches qui se sont penchées sur la mise en œuvre de la GAR au secondaire, nous avons constaté qu'il y a une absence de documentation en ce qui a trait aux perceptions des acteurs scolaires. Dans le but de documenter cet aspect, nous nous sommes fixé un double objectif : 1) décrire le processus de la mise en œuvre de la GAR dans des écoles secondaires d'une commission scolaire francophone de l'île de Montréal en milieux défavorisés et 2) analyser le processus d'appropriation de la GAR par des acteurs, directions et enseignants, œuvrant dans des écoles secondaires d'une commission scolaire francophone de l'île de Montréal en milieux défavorisés. Pour atteindre ces objectifs de recherche, cinq écoles secondaires d'une commission scolaire francophone ont été choisies. Cette commission scolaire fait partie de celles qui regroupent le plus d'élèves issus de milieux défavorisés sur l'Ile de Montréal. La démarche méthodologique retenue est axée sur deux instruments de collecte de données : 1) un questionnaire rempli par les enseignants et un autre par les directeurs d'école et leurs adjoints; 2) des entrevues semi-dirigées réalisées auprès des enseignants, des directeurs d'école et de leurs adjoints. Cette recherche montre dans quelle mesure les objectifs de la gestion axée sur les résultats sont largement acceptés. En ce sens, notre recherche pourrait être utile non seulement aux enseignants et aux directeurs d'école, mais également aux autorités du ministère de l'Éducation du Loisir et du Sport. Elle pourrait aussi aider les responsables politiques et les administrateurs des commissions scolaires à prendre des décisions appropriées au processus de la mise en œuvre en cours. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : gestion axée sur les résultats, mise en œuvre, enseignement secondaire, changement, milieux défavorisés.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Informations complémentaires: La thèse a été numérisée telle que transmise par l'auteur.
Directeur de thèse: Toussaint, Pierre
Mots-clés ou Sujets: Enseignement secondaire, Gestion axée sur les résultats, Milieu défavorisé, Gestion, Commission scolaire, Système éducatif, Montréal (Québec)
Unité d'appartenance: Faculté des sciences de l'éducation
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 19 mars 2015 18:12
Dernière modification: 19 mars 2015 18:12
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/6823

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