L'articulation des liens entre la gestion de la classe et la didactique des mathématiques dans un paradigme constructiviste

Dumouchel, Mélanie (2017). « L'articulation des liens entre la gestion de la classe et la didactique des mathématiques dans un paradigme constructiviste » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en éducation.

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Résumé

Enseigner est un acte complexe dans lequel plusieurs dimensions s’entremêlent (Doyle, 1986; Ministère de l’Éducation du Québec [MÉQ], 2001a; Altet, 2002), dont deux centrales : la didactique et la gestion de la classe (Altet, 2002; Doyle, 1986; Gauthier, Desbiens et Martineau, 2003). Bien qu’elles soient souvent considérées comme deux champs exclusifs de recherche (Lanaris et Beaudoin, 2011), dans la pratique des enseignants, celles-ci sont intimement liées (Butlen, Charles-Pezard et Masselot, 2011). Cette recherche doctorale se situe donc à l’intersection de deux champs disciplinaires, celui de la didactique et celui de la gestion de la classe. Elle a comme visée d’analyser les liens que les enseignants du primaire au Québec établissent dans leur enseignement entre la didactique des mathématiques et la gestion de la classe dans un paradigme constructiviste et dégager les conditions facilitant leur mise en relation. Elle porte spécifiquement sur les conditions qui devraient être mises en place pour établir et maintenir une cohérence entre les choix en gestion de la classe et ceux en didactique selon un paradigme constructiviste. La didactique des mathématiques constitue une porte d’entrée dans le constructivisme, il ne s’agit pas d’une thèse qui s’inscrit dans la didactique des mathématiques, mais bien en gestion de la classe. Les conclusions tirées de cette thèse ne se limitent donc pas à la didactique des mathématiques. En effet, pour la première dimension, soit la didactique, celle-ci est envisagée au regard des mathématiques. La recherche dans ce domaine tend à comprendre les constructions et reconstructions qui permettent l’apprentissage de cette discipline (Artigue, 2008), soit sous un paradigme constructiviste. La recherche en didactique des mathématiques a également développé des concepts propres à la didactique, dont celui de la dévolution (Brousseau, 1998) qui amène l’élève à se responsabiliser envers la connaissance. De plus, au Québec, dans les programmes de formation qui guident l’acte d’enseigner, la didactique des mathématiques au primaire se retrouve également sous le paradigme constructiviste, et ce, depuis 1980 (Bednarz, 2002). Par contre, en ce qui concerne la deuxième dimension, soit la gestion de la classe, les écrits tendent à comprendre le processus complexe utilisé par l’enseignant pour « établir, maintenir et, au besoin restaurer dans la classe des conditions propices au développement des compétences des élèves » (Archambault et Chouinard, 2009, p.14) et celle-ci pourrait se retrouver sous plusieurs paradigmes tels que le béhaviorisme, le socioconstructivisme, l’humanisme, le constructivisme, etc. Elle peut également s’exercer à travers différents climats tels autoritaire, permissif ou coopératif (Artaud, 1989). Dans le dernier programme émis par le ministère de l’Éducation du Québec (MÉQ, 2001b), rien n’est précisé à ce sujet. La gestion de la classe devrait-elle, elle aussi se placer sous le paradigme constructiviste et tenter d’amener l’élève à se responsabiliser envers lui-même (son comportement, ses réflexions, ses attitudes)? À l’instar de Vanhulle (1999), je reconnais que gérer au quotidien l’articulation entre les deux dimensions demande une conviction et que la conception du savoir implique un certain type de gestion de la classe. De plus, tout comme Butlen et coll. (2011), je reconnais la complémentarité dans l’acte d’enseigner de ces deux dimensions centrales. C’est pourquoi il convient de prendre en considération que le constructivisme, qui est bien présent dans l’enseignement et les programmes des mathématiques au primaire au Québec, qui sont prescriptifs, devrait influencer la gestion de la classe. Pour étudier les liens entre ces deux dimensions, une recherche de type exploratoire, dans la perspective qualitative et dans le courant interprétatif a donc été réalisée. La méthodologie de l’étude multicas avec analyse par théorisation ancrée qui a été utilisée avec des entretiens d’autoconfrontation (Duboscq et Clot, 2010) a permis de répondre aux deux questions de recherche. Bien que peu d’enseignants établissent dans leur enseignement un lien entre la didactique des mathématiques selon le paradigme constructiviste et la gestion de la classe, il est possible de trouver des liens implicites à travers leur discours. La présentation des résultats contribue ainsi au développement des connaissances en didactique des mathématiques et en gestion de la classe, mais encore plus, à l’exploration du lien qui les unit. Finalement, à partir des résultats, des pistes visant à optimiser une gestion de la classe cohérente avec les choix didactiques selon le paradigme constructiviste sont élaborées. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Gestion de la classe, didactique des mathématiques, constructivisme, responsabilisation, dévolution, recherche qualitative.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Informations complémentaires: La thèse a été numérisée telle que transmise par l'auteur.
Directeur de thèse: Lanaris, Catherine
Mots-clés ou Sujets: Gestion de la classe / Didactique des mathématiques / Pédagogie / Constructivisme (Éducation) / Professeurs (Enseignement primaire)
Unité d'appartenance: Faculté des sciences de l'éducation
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 11 févr. 2019 16:27
Dernière modification: 11 févr. 2019 16:27
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/12224

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