"Lieu(x) possible(s)" : écrire une génération symbolique féministe et lesbienne

Garneau, Marie-Claude (2016). « "Lieu(x) possible(s)" : écrire une génération symbolique féministe et lesbienne » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en théâtre.

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Résumé

Le présent mémoire en recherche-création interroge la question de la génération symbolique féministe et lesbienne au moyen de l'écriture dramatique, à partir d'ouvrages de l'auteure québécoise Jovette Marchessault et de l'écrivaine française Violette Leduc. Il s'agit de développer un discours féministe et lesbien dans un texte dramatique, de démontrer en quoi le théâtre représente un lieu d'historicisation et de mémoire pour la création féministe et d'explorer des procédés intertextuels, notamment l'usage spécifique de la citation (Compagnon, 1979) comme fil conducteur de la génération symbolique. Le premier chapitre pose les bases théoriques de la génération symbolique, concept philosophique développé par Françoise Collin, et approfondit diverses théories de l'intertextualité générale et de l'intertextualité féministe. La mise en relation de l'intertextualité féministe, de la citation et de la génération symbolique sert ensuite de point d'ancrage à l'analyse de trois textes dramatiques de Jovette Marchessault. Le poème dramatique lieu(x) possible(s) figure au deuxième chapitre et constitue le volet création de ce mémoire. Il est construit sous la forme d'un triptyque inspiré de citations tirées des œuvres de Violette Leduc et de Jovette Marchessault et c'est à partir des thèmes du désir, de l'acte d'écriture et de la mémoire féministe que j'aborde la génération symbolique. lieu(x) possible(s) propose trois récits indépendants; d'abord, celui d'une écrivaine en quête de l'héritage féministe de Jovette Marchessault et de Violette Leduc; ensuite, celui de la rencontre entre deux amoureuses, où est approfondie la question politique du désir et des identités lesbiennes; enfin, celui de l'union, dans la troisième partie, de voix féministes de divers horizons au cœur d'une conversation à la fois engagée et intemporelle. Le dernier chapitre retrace d'abord les principales étapes du processus de création, notamment à la lumière des réflexions sur la poïétique de René Passeron (1996). Il présente ensuite une étude des trois sections de lieu(x) possible(s) à partir des catégories d'analyse dramatique de la voix, du récit et des formes du discours (Pruner, 2009; Pavis, 1996; Sarrazac et al, 2010). Cette analyse, combinée à une réflexion féministe sur la représentativité, le rapport à l'histoire féministe ainsi que l'intentionnalité féministe derrière le discours au théâtre (Keyssar, 1996; Plana, 2012; Wittig, 2013), permet de comprendre de quelles façons la génération symbolique de lieu(x) possible(s) s'est construite. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : féminisme, poème dramatique, identité lesbienne, génération symbolique, Jovette Marchessault, Violette Leduc, Françoise Collin, intertextualité, théâtre.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Konrad, Angela
Mots-clés ou Sujets: Jovette Marchessault / Violette Leduc / Françoise Collin / Création dramatique / Féminisme et littérature / Lesbianisme et littérature / Intertextualité / Théâtre / Mémoires et thèses de création
Unité d'appartenance: Faculté des arts > École supérieure de théâtre
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 02 oct. 2017 10:31
Dernière modification: 21 mars 2018 13:26
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/10430

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