Défendre l'ordre établi : l'agentivité réactionnaire des femmes antiféministes dans les médias traditionnels et les médias sociaux

Michaud, Héloïse (2026). « Défendre l'ordre établi : l'agentivité réactionnaire des femmes antiféministes dans les médias traditionnels et les médias sociaux » Thèse. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Doctorat en science politique.

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Résumé

Cette thèse aborde la question de l’antiféminisme exprimé par des femmes. Elle étudie les discours de ces femmes dans les médias traditionnels et les médias sociaux dans deux contextes géographiques : la France et les États-Unis. J’y développe l’hypothèse selon laquelle l’antiféminisme exprimé par des femmes n’est pas paradoxal, contrairement à l’idée reçue, car ces femmes ne sont pas dénuées de conscience politique et ne luttent pas contre leurs propres intérêts. Au contraire, ces femmes sont privilégiées et se positionnent souvent de façon stratégique dans les rapports de pouvoir afin de conserver ou de maximiser certains avantages. Ce faisant, elles renforcent les systèmes inégalitaires en place, comme le patriarcat, l’hétérocissexisme et le racisme. L’originalité de la thèse repose sur le fait qu’elle étudie les femmes antiféministes du point de vue de leur agentivité. Montrant que les théories existantes sur les antiféminismes offrent peu de catégories analytiques satisfaisantes pour comprendre la position de ces femmes, j’emprunte les théories sociopolitiques et féministes de l’agentivité pour analyser l’agentivité des femmes antiféministes. Je montre d’abord que cette agentivité n’est pas extérieure aux structures du pouvoir, mais qu’elle se situe à l’intérieur, dans ses interstices, et ensuite que, contrairement à l’empowerment féministe, elle ne vise pas à transformer le système, mais à le renforcer. Dès lors, je formule une nouvelle hypothèse, selon laquelle les femmes antiféministes sont motivées par une « agentivité réactionnaire ». Cette thèse par articles en compte trois, qui mettent en relief les dimensions ou les indicateurs de l’agentivité réactionnaire des femmes antiféministes. Par ces études inductives et des analyses de discours qualitatives, la thèse souligne que le genre ne peut être le seul facteur explicatif de l’antiféminisme exprimé par des femmes : des privilèges associés aux autres facettes de leur identité, telles que la classe sociale, l’hétérosexualité ou la race blanche entrent en jeu pour influencer leurs positions antiféministes. En outre, la thèse met en lumière le fait que ces femmes bénéficient de ressources et se mobilisent pour préserver leurs propres intérêts, au détriment des autres communautés marginalisées. Elles emploient des tactiques visant à dépolitiser le mouvement féministe et à normaliser les mouvements sociaux conservateurs et réactionnaires et leurs idées. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : antiféminisme, femmes antiféministes, agentivité, agentivité réactionnaire

Type: Thèse ou essai doctoral accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu en format PDF.
Directeur de thèse: Dupuis-Déri, Francis
Mots-clés ou Sujets: Antiféminisme / Antiféminisme dans les médias / Femmes antiféministes / Agentivité
Unité d'appartenance: Faculté de science politique et de droit > Département de science politique
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 14 oct. 2026 09:53
Dernière modification: 14 oct. 2026 09:53
Adresse URL : https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20400

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