Paquette, Philippe
(2026).
« Les modes de vie éco-communautaires comme formes de politisation du quotidien : communs et stratégies interstitielles de transition socioécologique » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sociologie.
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Résumé
Ce mémoire s’inscrit dans un contexte historique marqué par une pluralité de crises - sociales, écologiques et politiques - liées aux dynamiques du capitalisme néolibéral et à sa quête de croissance infinie. Face à l’urgence de penser et de mettre en pratique des alternatives durables, les écovillages apparaissent comme des laboratoires d’expérimentation touchant l’ensemble des dimensions de la vie en société. Ces initiatives suscitent toutefois des interprétations ambivalentes dans la littérature académique, oscillant entre engagement politique ancré dans le quotidien et repli communautaire. De plus, les recherches existantes se concentrent majoritairement sur les écovillages en tant qu’institutions, laissant dans l’angle mort les trajectoires individuelles et les formes d’engagement qui se prolongent au-delà de leurs frontières. Ce mémoire propose de déplacer le regard vers les modes de vie éco-communautaires, entendus comme l’ensemble des pratiques quotidiennes, des choix de subsistance et des rapports au travail, au territoire et au politique qui structurent l’existence des habitant·es d’écovillages, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur communauté. Il s’intéresse plus particulièrement à la manière dont ces modes de vie participent - ou non - à des processus de politisation du quotidien. Mobilisant la sociologie des communs, la notion de critique en acte de la vie quotidienne et le concept d’utopie réelle, cette recherche repose sur une enquête qualitative menée à l’automne 2023 auprès de trois éco-communautés rurales du Québec. La méthodologie combine des observations participantes et des entretiens semi-dirigés. Les résultats montrent que, bien que les écovillages n’endossent généralement pas d’objectifs politiques explicites, les modes de vie éco-communautaires témoignent d’une politisation implicite mais profonde de la vie quotidienne, touchant l’habitat, la subsistance, la gouvernance et les relations sociales. Ces pratiques se prolongent au-delà des communautés étudiées et s’inscrivent dans des réseaux plus larges d’alternatives écologiques rurales. Les écovillages apparaissent ainsi comme des utopies réelles, ancrées dans le paradigme des communs. Enfin, les résultats révèlent une tension constitutive entre ouverture à la communauté élargie et repli communautaire, qui renvoie moins à un désengagement politique qu’à la complexité et à l’exigence de ces formes d’engagement. Ce mémoire contribue à dépasser les dichotomies simplistes opposant politique et apolitique, engagement et retrait, en mettant en lumière des formes de politisation du quotidien qui se déploient aux échelles micro et mésosociales et qui demeurent largement invisibles lorsqu’on se limite à une analyse institutionnelle des écovillages.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Modes de vie éco-communautaires, éco-communauté, communs, utopies réelles, politisation du quotidien, transition socioécologique.
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Abergel, Élisabeth |
| Mots-clés ou Sujets: |
Éco-communautés / Aspect sociologique / Vie quotidienne / Engagement politique / Mode de vie alternatif / Transition socioécologique |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des sciences humaines > Département de sociologie |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
28 sept. 2026 12:55 |
| Dernière modification: |
28 sept. 2026 12:55 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20359 |