Toure, Youssouf
(2026).
« Le contrôle de gestion et la performance de l'entreprise » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en comptabilité, contrôle, audit.
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Résumé
Les entreprises communiquent de plus en plus sur leurs objectifs, leurs indicateurs et leurs mécanismes de pilotage. Ces informations rendent visibles des dispositifs généralement associés au fonctionnement interne, sans donner un accès direct à leur utilisation réelle. Ce mémoire étudie la question suivante : comment les entreprises présentent-elles leurs outils de contrôle de gestion dans leur discours sur la performance des entreprises? La recherche adopte une approche qualitative, comparative et longitudinale sur trois entreprises françaises. Le corpus comprend 53 documents publics : 28 pour BNP Paribas, 13 pour L’Oréal et 12 pour TotalEnergies. Les rapports annuels, documents d’enregistrement universel, rapports intégrés et documents de durabilité ont été codés avec NVivo. Le codebook distingue les outils, les processus, les acteurs du contrôle de gestion, quatre dimensions de la performance et plusieurs fonctions attribuées au contrôle dans le discours. Les comparaisons reposent sur la présence des thèmes, les passages codés par 10 000 mots et la couverture pondérée du texte. Les résultats montrent que les trois entreprises rendent visibles des indicateurs, des tableaux de bord, des processus budgétaires, des mécanismes de contrôle interne et des responsabilités de gouvernance. Ces dispositifs sont associés aux performances financière, opérationnelle, stratégique et ESG. Les profils diffèrent selon les entreprises. Chez BNP Paribas, les outils de contrôle apparaissent durant cinq années sur onze et le discours sur le pilotage présente la densité la plus élevée. Chez L’Oréal, la performance financière constitue le thème le plus persistant. Chez TotalEnergies, les outils de contrôle apparaissent durant quatre années et la performance financière présente la densité la plus élevée. Le code consacré aux limites du contrôle de gestion est absent du corpus. Cette absence traduit une faible visibilité des difficultés dans les documents analysés ; elle ne prouve pas leur inexistence. La contribution du mémoire est de rapprocher la littérature sur la divulgation de celle sur le contrôle de gestion. L’étude propose également une comparaison documentaire normalisée qui tient compte de la longueur inégale des rapports. Ses conclusions restent limitées aux communications externes. Elles ne permettent pas d’observer directement les pratiques internes, d’évaluer l’efficacité des outils ni de distinguer systématiquement toutes les informations.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : contrôle de gestion ; performance ; divulgation ; reporting narratif ; NVivo ; ESG ; communications externes.