Mellouki, Kenza
(2026).
« Archéologie de l'intime dans le remploi des archives familiales palestiniennes : regards sensibles sur les oeuvres de Lina Soualem et Nada El-Omari » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en communication.
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Résumé
Le remploi d’archives familiales palestiniennes par deux cinéastes issues de la diaspora, Lina Soualem (Bye Bye Tibériade, 2023, 82 min) et Nada El-Omari (in the jasmine vines, 2021, 31 min), constitue un geste de création permettant de réactiver une mémoire à la fois intime et collective, marquée par l’exil, le deuil et le déracinement. Ce mémoire de maîtrise explore la manière dont ces cinéastes réinvestissent des fragments de films de famille (Odin, 1995) afin de transformer l’expérience du souvenir en un processus sensible et incarné. Cette réflexion est guidée par les questions suivantes : Comment les cinéastes réemploient-elles les archives familiales palestiniennes à travers leur subjectivité diasporique pour en faire des espaces sensibles où se révèlent des mémoires à la fois intimes et partagées? Et comment les parcours de création de Lina Soualem et Nada El-Omari nous renseignent-ils sur ce traitement sensible du film de famille? Le travail de remploi (Blümlinger, 2013) confère aux images d’archive une puissance d’évocation, presque spectrale, qui dépasse leur matérialité. Il fait de ces bribes du passé des lieux d’exploration d’endroits disparus et de mémoires hantées. Sur le plan théorique, cette recherche s’inscrit dans une réflexion sur le cinéma interculturel et haptique (Marks, 2000), où l’image d’archive devient un espace à habiter, une matière à toucher. Images, récits, silences et absences sont mis en tension afin de faire émerger des formes de mémoires enfouies et parcellaires. Inscrit dans une approche phénoménologique critique, ce travail mobilise le concept d’« archéologie de l’intime » (Maury, 2011), que j’étends au-delà de l’autoportrait pour penser une fouille sensible du passé. Elle fait de la subjectivité féminine et diasporique un entre-deux fertile, lieu d’énonciation de réécritures des récits familiaux mais également du présent palestinien depuis une mémoire vivante et incarnée. Méthodologiquement, ce travail croise des analyses filmiques, une entrevue semi-dirigée avec Nada El-Omari et l’analyse de sept émissions balados données par Lina Soualem. En proposant un regard sensible et situé sur le remploi de films de famille diasporiques, cette recherche contribue aux réflexions contemporaines sur le cinéma d’archives en soulignant le potentiel de l’intime comme lieu de transmission, de création mais également de résistance.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : cinéma de remploi ; archives familiales ; cinéma interculturel ; diaspora ; phénoménologie ; Palestine.
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Poitras, Diane |
| Mots-clés ou Sujets: |
Cinéma de remploi / Archives familiales / Extraits d'archives / Palestine au cinéma / Lina Soualem / Bye bye Tibériade / Nada El-Omari / in the jasmine vines / Film documentaire |
| Unité d'appartenance: |
Faculté de communication |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
03 sept. 2026 09:35 |
| Dernière modification: |
03 sept. 2026 09:35 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20255 |