Désilets, Camille
(2026).
« Étude sociolinguistique du (r) en français acadien de Par-en-Bas, Nouvelle-Écosse : influences et changement linguistique » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en linguistique.
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Résumé
Les français acadiens sont reconnus pour leur aspect conservateur (Flikeid, 1994 ; King, 2000, 2013) que plusieurs expliquent par l’isolement géographique et par l’homogénéité des familles fondatrices des communautés (Balcom et al., 2008 ; Péronnet, 1994). On le remarque particulièrement pour certaines régions – comme celle de Par-en-Bas, située dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. La variété de Par-en-Bas montre aussi certaines innovations, surtout liées au contact avec l'anglais, notamment la réalisation rétroflexe du (r). Des études (voir Cichocki, 2008 ; Flikeid, 1988) montrent un taux assez élevé de cette variante dans la variété linguistique de Par-en-Bas. Toutefois, leurs données proviennent de récoltes ayant eu lieu il y a plusieurs décennies. Puis, l’explication de l’origine linguistique du [ɹ] est assez brève dans ces études. Ainsi, l’objectif de ce mémoire est d’approfondir et d’actualiser l’étude de la variation du (r) dans le français acadien de Par-en-Bas, une communauté acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Notre étude explore les influences de plusieurs facteurs sociolinguistiques, c’est-à-dire l’environnement phonétique, l’accentuation, la position syllabique, la complexité syllabique, la position dans le mot, l’origine lexicale, l’âge et le sexe sur le choix de la variante du (r) utilisé dans la discussion spontanée parmi [r], [ɹ], [ɚ] et l’élision. Elle tente également de clarifier si un changement linguistique concernant [ɹ] est en cours à Par-en-Bas et si ce changement aurait été déclenché par une situation de contact avec l’anglais. Le corpus utilisé pour récolter les 1300 occurrences utilisées pour les analyses statistiques est le Corpus de Par-en-Bas 2016-2017 (Comeau, 2025). Il contient un total de sept entrevues dans lesquelles on peut entendre s’exprimer spontanément 13 locuteurs et locutrices. Les résultats obtenus grâce aux analyses statistiques montrent que la position syllabique, l’origine lexicale, l’environnement phonétique précédent, l’accentuation et l’âge influencent significativement le choix de la variante du (r) utilisée. Nous pouvons en dégager une suggestion de changement en cours dans la communauté acadienne étudiée (c.-à-d. une augmentation de [ɹ] au détriment de [r]) et proposer, grâce aux liens entre les résultats liés au facteur de l’origine lexicale et la littérature (King, 2000 ; Labov, 2007 ; Mougeon et al., 2005), que ce changement pourrait avoir été déclenché par la situation de contact intense avec l’anglais vécue dans la communauté de Par-en-Bas.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : français acadien, Par-en-Bas, approche variationniste, facteurs linguistiques, facteurs sociaux, changement linguistique, contact linguistique, consonnes et voyelles rhotiques
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu en format PDF. |
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Directeur de thèse: |
Comeau, Philip Denis |
| Mots-clés ou Sujets: |
Français acadien (Parler) / Variation / R (Le phonème français) / Changement linguistique / Langage et société / Par-en-Bas / Nouvelle-Écosse |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des sciences humaines > Département de linguistique |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
01 sept. 2026 07:21 |
| Dernière modification: |
01 sept. 2026 07:21 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20208 |