Gaumond, Daniel (2026). « Au pire des merveilles ; suivi de L'autre côté du trou noir » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Au pire des merveilles, suivi de L’autre côté du miroir est une autofiction en fragments qui met en dialogue la quête identitaire du narrateur avec les contes d’Alice au pays des merveilles (1865) et De l’autre côté du miroir (1870) de Lewis Carroll à travers – et de travers – une réflexion convoquant psychanalyse, philosophie et pensée queer. Bien que divisé en deux parties, ce mémoire de recherche-création ne fait pourtant pas de distinction entre recherche et création; il les entrelace dans une forme-sens qui est celle du doute obsessionnel à l’oeuvre. Dans la première partie, Au pire des merveilles, le narrateur perd de vue la petite fille qu’il était en grandissant, laissant son terrier intérieur vacant, à la merci des intrus. Aux prises avec des pensées indésirables qui se transforment rapidement en obsessions angoissantes, le narrateur s’imagine le pire, c’est-à-dire qu’il s’imagine lui-même être le pire humain sur terre : pestiféré, psychopathe, prédateur, pédophile, etc. Se révèle alors le versant angoissant du « Wonderland », pays du questionnement sans fin, à travers une réflexion qui suit la spirale descendante du point d’interrogation jusqu’au trou noir : la mort. Diagnostiqué tardivement d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC), le narrateur doit apprendre à faire le tri entre ce qui relève de sa maladie (angoisses, peurs, doutes) et ce qui reste de soi : ses pensées, ses désirs, ses valeurs et ses ambitions. Par l’écriture, il cherche à se fixer de manière définitive, afin de ne plus laisser les doutes l’assaillir. Mais comment faire lorsque tous les mots sont vécus comme un mensonge, ou pire, comme un dangereux leurre ? Dans la seconde partie, L’autre côté du trou noir, le narrateur entreprend ce travail de (dé)construction identitaire à travers ses rencontres, ses lectures et sa pratique d’écriture. Il multiplie les stratégies langagières pour se définir tout en échappant à la fixité des termes : néologisme, homophonie, oxymore, équivoque, etc. Mais il réalise tôt ou tard que le véritable chemin jusqu’à soi ne réside pas dans le soliloque, mais à travers le dialogue. Plutôt qu’un ressassement, l’écriture devient ici une discussion avec ces autres qui le traversent, l’habitent et le constituent. Enfin, à la quête de se définir une bonne fois pour toutes se succède une volonté d’interpeller celleux qui le connaissent mieux que lui-même : ses témoins de vie. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Alice, autofiction, courage, doute, émerveillement, enfance, folie, identité, nom, obsession, philosophie, psychanalyse, queer, rêve, risque, subjectivité, suicide, témoin, TOC.
| Type: | Mémoire accepté |
|---|---|
| Informations complémentaires: | Fichier numérique reçu en format PDF. |
| Directeur de thèse: | Godin-Ouimet, Louis-Daniel |
| Mots-clés ou Sujets: | Autofiction / Identité dans la littérature / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: | Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: | Service des bibliothèques |
| Date de dépôt: | 26 mai 2026 08:54 |
| Dernière modification: | 26 mai 2026 08:54 |
| Adresse URL : | https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/20017 |
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