Theurillat-Cloutier, Arnaud (2026). « Quelle transition énergétique ? : le régime énergétique du capitalisme et ses contraintes » Thèse. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Doctorat en sociologie.
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Résumé
À partir d’une approche au croisement de l’économie politique marxienne et de l’économie écologique, cette thèse vise à comprendre la forme capitaliste que pourrait prendre la transition énergétique hors des énergies fossiles et, par le fait même, à clarifier le rapport structurel entre le capitalisme et l’énergie. Elle formule l’hypothèse du régime d’énergie abstraite comme manière de comprendre l’ensemble des attentes particulières de la forme sociale capitaliste envers l’énergie en tant que valeur d’usage. À l’aune de cette hypothèse, nous avons mis en contraste les plans de transition à l’échelle globale et à l’échelle nationale, afin de voir quelles étaient les attentes énergétiques particulières de l’accumulation capitaliste. Cette recherche s’appuie sur une analyse thématique de contenu des trajectoires globales de la transition énergétique limitant le réchauffement climatique à 1,5 C élaborés par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC, 2022) et l’International Energy Agency (IEA, 2021). Elle met en contraste ces plans avec les positons de la principale association de la classe capitaliste allemande (Bundesverband der Deutschen Industrie, BDI) prises entre 2012 et 2023. L’analyse thématique permet de comprendre qu’elles sont les exigences capitalistes qui pèsent sur une transition reposant principalement sur les énergies éolienne et solaire, dont les dimensions spatio-temporelles ne sont pas aussi flexibles que les carburants fossiles. L’analyse des dimensions normatives et matérielles des perspectives capitalistes sur la transition a mis en lumière l’exigence de formes énergétiques qui dépassent les limitations de l’électricité et des contraintes spatio-temporelles des énergies renouvelables. Cette étude révèle le rôle de clé de voûte de l’hydrogène et de ses dérivés dans l’architecture d’ensemble de la transition énergétique, permettant le maintien des conditions de la reproduction du capitalisme avancé. Cette thèse suggère que le maintien du régime d’énergie abstraite dans le projet de transition énergétique pourrait se manifester par une aggravation des contradictions socioécologiques liées à la production de l’énergie comme marchandise. Elle invite ainsi à considérer comme possible le dépassement du stade fossile du capitalisme mais seulement au prix d’un déplacement des contradictions écologiques dans le temps et dans l’espace. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : énergie, capitalisme, transition énergétique, GIEC, IEA, Allemagne, hydrogène
| Type: | Thèse ou essai doctoral accepté |
|---|---|
| Informations complémentaires: | Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
| Directeur de thèse: | Pineault, Éric |
| Mots-clés ou Sujets: | Énergie / Capitalisme / Transition énergétique / Hydrogène / Allemagne / Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat / Agence internationale de l'énergie |
| Unité d'appartenance: | Faculté des sciences humaines > Département de sociologie |
| Déposé par: | Service des bibliothèques |
| Date de dépôt: | 19 mai 2026 09:24 |
| Dernière modification: | 19 mai 2026 09:24 |
| Adresse URL : | https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19997 |
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