Pelletier, Jérémie
(2026).
« L'utilisation des poteaux de distribution d'électricité par les fourmis charpentières (genre : Camponotus) » Mémoire.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en biologie.
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Résumé
Nous avons étudié l'utilisation des poteaux de distribution d’électricité en bois par les colonies de fourmis charpentières (Camponotus spp.) afin de mieux comprendre les facteurs écologiques, structurels et spatiaux influençant leur présence, une problématique posant des défis économiques et opérationnels importants. En combinant un vaste jeu de données issues des inspections réalisées par Hydro-Québec sur son réseau de poteaux de distribution d’électricité à des inventaires entomologiques détaillés réalisés sur le terrain, nous avons identifié les déterminants clés de l’occupation des poteaux par ces fourmis à trois échelles spatiales : celle du poteau, celle de l’environnement immédiat aux poteaux et celle du paysage. Nous avons d’abord validé les données d’inspection d’Hydro-Québec par des contrôles sur 95 poteaux, révélant un taux élevé de vrais positifs (93,3 %), mais également un taux notable de faux négatifs (31,3 %), probablement lié aux traitements insectifuges rapides qui masquent parfois les signes actifs avant réinspection. Nos modèles d'arbres de régression amplifiés (BRT) appliqués à l’échelle provinciale montrent que l’âge, la circonférence et la dégradation structurelle des poteaux sont les facteurs prédominants influençant leur occupation par les fourmis. L’indice de contagion, indiquant le regroupement spatial des occupations le long de lignes de distribution de poteaux, ressort également comme un facteur explicatif important, démontrant une tendance marquée des colonies à se regrouper spatialement. Nos analyses de survie de Kaplan-Meier révèlent des différences significatives dans la vitesse d’occupation selon le type de paysage, avec une colonisation plus rapide dans les zones forestières inhabitées et agricoles par rapport aux zones urbaines denses. Un modèle parcimonieux, intégrant seulement l’âge et la circonférence des poteaux, montre toujours une capacité prévisionnelle raisonnable, bien que diminuée par rapport au modèle complet. Finalement, nos observations terrain indiquent que l’exposition au soleil influence également significativement la probabilité d'occupation, alors que les variables liées au couvert du sol adjacent aux poteaux sont moins concluantes. Nos résultats offrent ainsi une base solide pour identifier les poteaux à risque élevé en combinant les caractéristiques structurelles et les effets de regroupement spatial, ce qui pourra servir au développement d'outils de prévision et d'intervention pour les gestionnaires d'infrastructures de services publics quant aux risques de dommages causés par les fourmis charpentières.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : fourmis charpentières, poteaux de distribution d’électricité, dégradation structurelle, sélection d'habitats, modèles de colonisation, arbres de régression amplifiés (BRT), regroupement spatial, données d’inspection, lutte contre les insectes nuisibles, écologie du paysage, microhabitats, insectes nichant dans le bois, modélisation prévisionnelle
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Drapeau, Pierre |
| Mots-clés ou Sujets: |
Fourmis charpentières / Écologie / Poteaux de lignes électriques / Poteaux en bois / Prévention / Détérioration du bois / Lutte contre les insectes nuisibles / Québec (Province) |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des sciences > Département des sciences biologiques |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
16 avr. 2026 12:47 |
| Dernière modification: |
16 avr. 2026 12:47 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19935 |