Doucet-Sisto, Lorraine
(2026).
« Interfaces épidermiques, désirs et débordements : la peau comme site de savoir dans l'art contemporain » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en histoire de l'art.
Fichier(s) associé(s) à ce document :
Résumé
Ce mémoire de maîtrise explore la peau comme site et interface de savoir dans l’art contemporain à travers trois études de cas : l’exposition A Fine Pointed Belonging (2019) de Dayna Danger, en collaboration avec Jeneen Frei Njootli ; les installations de Caroline Mauxion dans Le murmure d’une empreinte (2022) ; et Universal Skin Salvation (2018) de TJ Shin. S’appuyant sur des perspectives féministes, queer, décoloniales et les nouveaux matérialismes, ainsi que sur des entretiens avec les artistes et l’analyse détaillée de leurs oeuvres, ce travail examine comment leurs pratiques interdisciplinaires interrogent les relations au corps, aux modes de perception et aux mondes. Une lecture transversale des oeuvres révèle le potentiel de l’amour comme relation réciproque et éclaire son rôle en tant que force esthétique et politique émancipatrice. Cette étude met en évidence la peau comme frontière poreuse entre corporéité, représentations et mémoire, et montre comment l’expérience sensorielle et haptique proposée par l’art contemporain favorise une compréhension renouvelée des liens entre subjectivité, affect et désir.
_____________________________________________________________________________
MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : art contemporain, peau, corporéité, genre, relationnalité