Desjardins, Penélope
(2025).
« Mettre au lit les gestes et sortir par la fenêtre : émergence d'une écriture poétique à partir des traces de l'interprète en processus de création chorégraphique » Mémoire.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en danse.
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Résumé
Ce mémoire-création prend forme de corps et de mots. Il se compose au croisement de la poésie et de la danse, mais également de réflexions sur la textualité (Michel Bernard, Alice Godfroy), sur la notion de trace en arts vivants (Mattia Scarpulla, Georges Didi-Huberman) ainsi que sur la pratique d’interprétation. Une trace de la danse n’est pas forcément un objet nostalgique. Elle peut être le moteur d’un processus de création, réactivant sans cesse une temporalité qui rassemble la mémoire et la présence. Elle peut aussi agir comme une empreinte ou un fantôme, un creux qui s’emplit d’idées nouvelles, de potentiels inachevés. La trace semble toujours appeler un espace : celui de l’imaginaire. En écho à l’ambiguïté du temps qui fuit, de l’espace qui se dissout, il y a un désir d’inventer, d’écrire une fois de plus. Aux côtés de la chorégraphe Amélie Rajotte, mon terrain de recherche fut un processus de création chorégraphique durant lequel j’ai documenté mon expérience d’interprète au moyen de l’écriture poétique, de récit de pratique, de photographies et de captations vidéo. Par la suite s’est déployé un second processus de création pour écrire une suite de poèmes intitulée Nocturne pour voix échappée. L’écriture se présente comme un concept pivot de ma recherche, alors que je m’intéresse à l’agentivité de l’interprète dans l’écriture chorégraphique, notamment dans l’émergence de ce que la chercheuse et artiste en danse Caroline Gravel nomme l’oeuvre échappée (2012) de l’interprète. Je me suis appuyée entre autres sur la proposition des Pratiques analytiques créatives (Richardson, 2000), sur l’autothéorie et sur le récit d’écriture pour déplier une méthodologie qui entrelace écriture chorégraphique et écriture poétique. La concomitance de ma cueillette de données et de mon analyse de ces dernières culmine en un essai qui mobilise la métaphore de l’aube et de la nuit pour éclairer la traversée de mes deux processus de création. Parmi les pistes de résultats émerge l’idée qu’une trace peut engager à nouveau dans la création par son affinité avec la notion de cycle. Par ailleurs, si mon étude interrogeait la capacité de la poésie à tracer l’expérience de l’interprétation, l’ensemble des résultats m’amène à espérer de nouveaux espaces pour déposer et observer l’expérience esthétique d’une interprète et par le fait même, la largeur de sa pratique artistique.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : interprétation, danse, création, poésie, trace, écriture, nuit, fantômes, textualité, somatique
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Laurin-Beaucage, Caroline |
| Mots-clés ou Sujets: |
Danse / Poésie / Chorégraphie / Processus de création / Poèmes / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département de danse |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
17 mars 2026 14:04 |
| Dernière modification: |
17 mars 2026 14:04 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19786 |