Guillot, Juliette
(2026).
« La poétique du paysage chez Julien Gracq, ou comment écrire le récit de l'espace » Mémoire.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Dans ce mémoire, nous analyserons la place centrale occupée par l’espace et le paysage dans l’oeuvre romanesque de Julien Gracq, en s’appuyant principalement sur trois romans : Au château d’Argol (1938), Le Rivage des Syrtes (1951) et Un balcon en forêt (1958). Connu pour son double parcours d’écrivain et de géographe, Gracq conçoit l’espace non comme un simple décor mais comme un élément actif, un moteur du récit. En croisant les approches de la géographie, de la littérature et de l’anthropologie des sens dans une approche géopoétique, ce travail interdisciplinaire explore la manière dont le paysage gracquien acquiert une véritable agentivité dans le récit. En premier lieu, nous définirons dans ce mémoire les notions clés d’espace et de paysage, en retraçant leur évolution et en interrogeant leur rôle spécifique dans la littérature et chez Gracq. Ce cadre théorique s’appuie sur des essais de géographes et de critiques littéraires (Berque, Corbin, Bouvet, White), afin de fonder une approche géopoétique des textes de Gracq. Puis, nous concentrerons notre recherche sur la sensorialité du paysage gracquien : elle montre comment la perception de l’espace sollicite tous les sens, transformant la lecture en expérience immersive, sensible et mémorielle. Cette approche permet de comprendre le paysage comme un vecteur d’émotions, de souvenirs et de culture, affectant personnages et lecteurs. Finalement, nous nous pencherons sur des figures spatiales récurrentes (la mer, la forêt et le haut-lieu) qui incarnent des espaces sensibles à haute charge poétique, qui sont déterminants pour la narration et la perception du réel. À travers l’analyse littéraire, soutenue par des sources critiques et théoriques variées, ce mémoire permet de mettre en lumière la spécificité de l’écriture gracquienne : une poétique de l’espace où le paysage devient le véritable sujet du récit. Dans cette perspective, nous proposons un déplacement du regard : de l’humain vers le lieu, de l’action vers la sensation, et du récit vers l’expérience. En revalorisant le paysage romanesque comme moyen de produire du sens et comme agent narratif, ce mémoire permet d’inscrire l’oeuvre de Gracq dans une analyse contemporaine, entre les enjeux littéraires, écologiques et esthétiques.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Julien Gracq, paysage, espace, géopoétique, sensorialité, imaginaire, mémoire, langage, poétique, lieu, figures, esthétique, littérature, littérature française
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Bouvet, Rachel |
| Mots-clés ou Sujets: |
Julien Gracq / Paysage dans la littérature / Espace dans la littérature / Géopoétique |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
16 févr. 2026 10:37 |
| Dernière modification: |
16 févr. 2026 10:37 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19645 |