Les municipalités à statut bilingue comme symboles du projet national canadien pour les anglo-québécois : le cas de Rosemère

D'Astous, Pier-Olivier (2025). « Les municipalités à statut bilingue comme symboles du projet national canadien pour les anglo-québécois : le cas de Rosemère » Mémoire. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en science politique.

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Résumé

Ce mémoire explore le rôle des organismes municipaux reconnus, historiquement des municipalités associées à la communauté anglo-québécoise, dans la dynamique entre les projets nationaux québécois et canadien. Ces organismes, qui constituent aujourd’hui l’un des derniers espaces institutionnels sous contrôle anglophone au Québec, occupent une position stratégique dans les débats sur la langue, l’identité et la citoyenneté. Il poursuit deux objectifs principaux : d’une part, éclairer le fonctionnement de ces municipalités à l’intérieur du régime linguistique québécois ; d’autre part, analyser en quoi leur attachement au statut bilingue peut être interprété comme témoignant d’une préférence pour le régime de citoyenneté canadien, et donc comme une forme de contestation du projet national québécois. La recherche adopte une approche qualitative, combinant une analyse de contenu de cinq projets de loi (1977, 1983, 1993, 2012, 2021), de 80 mémoires déposés en commission parlementaire, de 230 articles de journaux et de deux entrevues semi-dirigées. Elle mobilise le concept de « régime de citoyenneté » de Jane Jenson, structuré autour de trois dimensions : l’identité, le fédéralisme et les droits. Ce cadre conceptuel permet de situer les revendications locales dans un horizon théorique plus large, en lien avec la concurrence de deux expressions de citoyennetés dans le contexte de la fédération canadienne. Deux questions guident l’analyse : en quoi le fonctionnement des organismes municipaux reconnus diffère-t-il de celui des municipalités unilingues francophones ? Et pourquoi ces municipalités tiennent-elles à leur statut bilingue, même en l’absence d’une majorité anglophone ? L’analyse du discours des élus des organismes municipaux reconnus, notamment à travers l’étude de cas de Rosemère, révèle que ces municipalités accordent une grande importance au bilinguisme institutionnel, à l’autonomie municipale et, globalement, aux principes du régime de citoyenneté canadien. Les résultats montrent que ces municipalités, à l’échelle locale, participent à faire la promotion du projet national canadien au Québec. Elles défendent une vision dualiste de la société québécoise et contestent, de manière implicite, le régime linguistique québécois, fondé sur la prédominance du français. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : organismes municipaux reconnus, Anglo-Québécois, projets nationaux, régimes de citoyenneté, Rosemère, bilinguisme institutionnel, autonomie municipale

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Gagnon, Alain.G
Mots-clés ou Sujets: Municipalités / Québec (Province) / Bilinguisme institutionnel / Québécois anglophones / Langue minoritaire / Rosemère (Québec)
Unité d'appartenance: Faculté de science politique et de droit > Département de science politique
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 22 janv. 2026 09:52
Dernière modification: 22 janv. 2026 09:52
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19533

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