Homomasculinités et rapports sociaux de sexe : analyse des hiérarchies entre hommes homosexuels et/ou queers

Carpentier, Sony (2025). « Homomasculinités et rapports sociaux de sexe : analyse des hiérarchies entre hommes homosexuels et/ou queers » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sociologie.

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Résumé

Ce mémoire s’inscrit dans les champs de la sociologie des masculinités et de l’homosexualité. Il s’intéresse aux rapports de pouvoir qui structurent des homomasculinités hégémoniques et subalternes, à partir d’une analyse des catégories de pensée et de classement mobilisées par des individus ordinaires s’identifiant comme homosexuels et/ou queers. L’étude porte sur leurs discours et points de vue concernant les manières dont les homomasculinités sont distinguées et hiérarchisées entre elles, ainsi que sur les rapports qu’ils entretiennent à cette hiérarchisation. Théoriquement, l’analyse s’appuie sur une conceptualisation des catégories sociales de sexe (hommes et femmes, féminin et masculin) en termes de rapports sociaux (Colette Guillaumin, 1972; Devreux, 1992), ainsi que sur celle de la masculinité hégémonique qui a été initialement proposée par Raewyn Connell (1995). Pour tenir compte de la fabrique et de l’apprentissage de cette masculinité hégémonique, ce mémoire mobilise également le concept de « maison des hommes » (Maurice Godelier, 1982). Sur le plan méthodologique, cette recherche de type qualitative repose sur l’analyse de huit entretiens semi-directifs menés auprès d’hommes homosexuels et/ou queers vivant dans la région de Montréal. L’analyse montre notamment comment les catégories du masculin et du féminin (produites par les rapports sociaux de sexe) demeurent opératoires et servent à classer les hommes homosexuels et/ou queers sur une échelle hiérarchique, reconduisant des formes de domination. Cette recherche montre aussi que les participants s’identifiant comme queers cherchent davantage à se distancier d’une norme masculine jugée problématique et à assumer une identification au féminin qui ne s’extrait pas des catégories de sexe. Finalement, les usages qui sont faits de la catégorie de pensée que constitue « la masculinité toxique » dans les entretiens participent des mécanismes par lesquels une homomasculinité hégémonique banale se voit fabriquée et réaffirmée comme norme. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : masculinités, rapports sociaux de sexe, homomasculinités, homosexualité, queer, féminisme matérialiste, misogynie, homophobie.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Galerand, Elsa
Mots-clés ou Sujets: Masculinité / Homosexualité masculine / Rapports sociaux de sexe / Domination masculine / Homosexuels masculins
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de sociologie
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 10 déc. 2025 13:52
Dernière modification: 10 déc. 2025 13:52
Adresse URL : https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19370

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