Benoit, Anne-Marie
(2025).
« Le rire des cigales, suivi de Toute écriture est un geste d'amour » Mémoire.
Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Le volet création, intitulé Le rire des cigales, consiste en un récit initiatique autofictionnel dans lequel une jeune femme se rend dans la jungle péruvienne pour travailler avec les curandero.as de la tradition shipibo afin de se libérer de son passé traumatique et des douleurs chroniques qui l’accablent. Confrontée à la solitude, aux difficultés des cérémonies d’ayahuasca et des dietas, immergée dans un univers inconnu, elle vit une succession des morts symboliques qui mettent à l’épreuve sa résilience et sa vision de ce qu’est la guérison. Sont ébranlées en elle certaines constructions identitaires, culturelles et spirituelles. L’expérience-limite rend les frontières poreuses et alors que l’invisible devient perceptible, que les mondes animal et végétal sont ressentis dans son corps, elle découvre sa nature intersubjective. À travers cette expérience située, les motifs d’une appartenance au lieu émergent et participent à la transformation du personnage dans son rapport à Soi, à l’autre et au vivant. La partie réflexive, intitulée Toute écriture est un geste d’amour, est constituée de cinq parties qui, ensemble, tissent les réflexions nées de ce processus inconfortable de déprise identitaire, d’éveil perceptif, de reconfiguration phénoménale, de devenir topographique, qu’a été la retraite d’ayahuasca. La forêt, qui s’est donnée comme forme à lire, s’est inscrite en moi et a altéré mon rapport à l’écriture. Dans l’intime de ma chair, tel un réseau de hantises et de potentialités, l’écriture s’est déployée en une trame multidimensionnelle de relations écologiques, éthologiques, ancestrales et littéraires. Cet essai interroge notre (manque de) sensibilité, le réel que nous savons percevoir, traduire et communiquer, et explore comment la parole vivante, en ce qu’elle suit la mutation, la vie qui élabore son propre sens, est pour moi une continuation-modification de cette vérité rencontrée dans la jungle.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : écoféminisme, postcolonialisme, écopoétique, savoirs autochtones, rapport au corps, rapport au vivant, culture, autofiction, phénoménologie, violences patriarcales, anthropologie linguistique, spiritualité
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Brassard, Denise |
| Mots-clés ou Sujets: |
Spiritualité dans la littérature / Identité dans la littérature / Savoirs traditionnels / Cérémonie de l'ayahuasca / Écriture / Récits autofictionnels / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
09 déc. 2025 14:06 |
| Dernière modification: |
09 déc. 2025 14:06 |
| Adresse URL : |
http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19344 |