Frank Ramsey et les universaux : un chapitre dans l'histoire de la philosophie analytique

Deschênes, Maxime (2025). « Frank Ramsey et les universaux : un chapitre dans l'histoire de la philosophie analytique » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en philosophie.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (1MB)

Résumé

Ce mémoire porte sur un chapitre important de la philosophie analytique s’étant déroulé durant le premier quart du 20e siècle à Cambridge, soit l’avènement et la chute d’une philosophie du langage qui pensait pouvoir dissoudre les problèmes de la métaphysique en montrant que ceux-ci ne sont que des « pseudo-problèmes » découlant d’une mauvaise compréhension du langage et de ses mécanismes. Je raconte ce récit à partir du problème des universaux et du traitement qu’en a fait Bertrand Russell entre 1900 et 1920, notamment dans les Principes de la mathématique et les Principia Mathematica. Dans le premier chapitre, je procède à une revue des racines historiques du problème chez Platon et Aristote. Je présente ensuite la reformulation du problème, au Moyen-Âge, par Porphyre et le Second commentaire sur l’« Isagogè » de Porphyre de Boèce. Je m’intéresse ensuite plus particulièrement à Russell, chez qui l’étude des fondements des mathématiques va de pair avec l’étude du langage et les réflexions de nature métaphysique. Dans le second chapitre, je montre comment Ludwig Wittgenstein, qui s’intéresse lui aussi aux fondements des mathématiques, s’applique à régler différents problèmes qu’il avait identifiés dans les travaux de Russell. Les solutions qu’il propose ont conduit, dans le Tractatus logico-philosophicus, à l’élaboration de la « théorie de l’image », théorie faisant l’hypothèse que le langage fonctionne sur le modèle d’une image nous permettant de décrire le monde qui nous entoure. La thèse de l’isomorphisme entre le langage et le monde, centrale à la théorie de l’image, a joué un rôle prépondérant dans ce que l’on nomme, depuis Richard Rorty, le « tournant linguistique ». Le langage produisant des « images » de monde, il est apparu à Wittgenstein et aux philosophes du langage qui lui ont succédé que nous pouvions étudier le monde lui-même par l’entremise du langage. Dans le troisième chapitre, je montre comment les thèses du Tractatus furent reprises par F. P. Ramsey pour produire à son tour une critique de Russell relativement à sa position face au problème des universaux. Je procède à une analyse critique des différents arguments déployés par Ramsey afin de démontrer que le dualisme ontologique n’est pas susceptible d’une démonstration a priori. En ne se limitant pas à l’étude des signes (écrits, vocaux, etc.,), mais en prenant aussi en compte les règles qui déterminent leur usage, Ramsey réfute une à une les différentes approches employées par Russell pour justifier son adhésion au dualisme ontologique. Si le langage peut certainement nous apprendre certaines choses, la nature de la composition ultime du monde n’est pas de celles-là. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Problèmes des universaux, Logique, Fondements des mathématiques, Philosophie du langage, Ontologie

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Marion, Mathieu
Mots-clés ou Sujets: Universaux / Philosophie du langage / Frank Plumpton Ramsey
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de philosophie
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 27 nov. 2025 14:53
Dernière modification: 27 nov. 2025 14:55
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19280

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...