« Il faudra quand même essayer de ne pas le construire » : le communisme sauvage de Marguerite Duras

Willer, Clément Olaf (2024). « « Il faudra quand même essayer de ne pas le construire » : le communisme sauvage de Marguerite Duras » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en études littéraires.

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Résumé

L’écrivaine Marguerite Duras a témoigné tout au long de son oeuvre et de ses engagements d’une passion pour le communisme. En 1944, elle adhère au Parti communiste français, dans l’euphorie des premiers signes de la libération, suivie par ses compagnons Robert Antelme et Dionys Mascolo. « On est devenus fous de communisme », dira-t-elle rétrospectivement. En 1950, elle sera exclue du Parti, notamment pour dissidence par rapport à la ligne culturelle et littéraire. Mais elle ne cessera jamais de se revendiquer de l’exigence communiste, et même après la chute de l’Union soviétique, elle dira encore en 1993, étrangement : « Je voudrais me réinscrire au P. C. » En même temps, sa conception du communisme n’a jamais eu grand-chose à voir avec le communisme étatique russe : elle rêvait d’un communisme qu’il faudra « essayer de ne pas construire », un communisme « sauvage » et utopique, dont la venue demande autant de contemplation que d’action, autant d’échec que de réussite, dans la mesure où la première chose à faire est de refuser la dualité des valeurs qui régissent le monde comme il va, autrement dit de refuser l’effacement du « lieu sauvage de sa propre contradiction que le vrai communiste aura toujours en soi ». Pour mieux le comprendre, cette étude propose de lire le rêve d’un « communisme sauvage » dont on trouve de nombreuses traces chez Marguerite Duras dans la lignée du romantisme révolutionnaire, qu’ont contribué à définir Michael Löwy et Robert Sayre, comme mouvement qui va à contre-courant de la modernité tout en cherchant à expérimenter un avenir encore inconnu. Ainsi s’agirat-il à la fois de prêter attention à la singularité profonde de l’oeuvre de Marguerite Duras, et de l’inscrire dans le sillage de celles et ceux qui avant elle ont également frayé leur voie à la croisée de l’espoir et du désespoir, comme Colette Peignot, Georges Bataille ou Maurice Blanchot. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Marguerite Duras, Georges Bataille, Maurice Blanchot, communisme, romantisme

Type: Thèse ou essai doctoral accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Hamel, Jean-François
Mots-clés ou Sujets: Marguerite Duras / Communisme / Romantisme
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 16 avr. 2024 08:16
Dernière modification: 16 avr. 2024 08:20
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/17620

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