Déployer, démocratiser et décoloniser les formes de l'exposition de 1960 à l'aujourd'hui : entre les pratiques commissariales de Michael Asher, Thomas Hirschhorn et Kapwani Kiwanga

Richard, Camille (2021). « Déployer, démocratiser et décoloniser les formes de l'exposition de 1960 à l'aujourd'hui : entre les pratiques commissariales de Michael Asher, Thomas Hirschhorn et Kapwani Kiwanga » Mémoire. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en histoire de l'art.

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Résumé

Ce mémoire a pour objectif de traverser trois moments majeurs en histoire de l’art par le biais de l’étude de pratiques artistiques commissariales — qui utilisent l’espace d’exposition comme médium — afin de démontrer leurs impacts sur le format de l’exposition ainsi que sur la relation entre l’artiste et l’institution. Tout d’abord, la recherche prend pour contexte initial l’art conceptuel (1960-70) et la critique institutionnelle, abordée par le travail de l’artiste américain Michael Asher, qui participe à l’émancipation de la figure de l’artiste et du commissaire. Ensuite, l’analyse se poursuit avec l’art socialement engagé (1980-90) et l’étude des expositions de l’artiste suisse Thomas Hirschhorn. Cette pratique est mise en lien avec l’émergence du nouvel institutionnalisme. Finalement, la réflexion se termine par le tournant décolonial en art (1990-2020), soutenu par les expositions de l’artiste canadienne Kapwani Kiwanga. Le modèle institutionnel de la critique infrastructurelle et le développement de pratiques instituantes y sont abordés. Les stratégies commissariales développées par chacun des artistes, définis comme des créateurs de situations, ont en commun de soutenir la mission initiale de l’art conceptuel de lier l’art au social en travaillant dans et avec l’institution muséale. Ils s’imposent dans le processus de mise en exposition en privilégiant un mode de production site specific afin de créer des espaces réflexifs qui prennent en compte la présence du corps et de l’esprit du public. Étant donné ces approches qui exigent la collaboration et l’ouverture des institutions qui les accueillent, en poussant les limites et en redéfinissant les rôles et les fonctions de chacun des acteurs du monde de l’art, les musées intègrent ces méthodologies artistiques critiques et deviennent des alliés. L’hypothèse est que la critique institutionnelle, longtemps portée uniquement par les artistes depuis le milieu du XXe siècle, devient au XXIe siècle davantage une méthodologie administrative plutôt qu’uniquement un genre artistique. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Michael Asher, Thomas Hirschhorn, Kapwani Kiwanga, critique institutionnelle, nouvel institutionnalisme, critique infrastructurelle, institution instituante, pratique commissariale, site specific, hospitalité, théories décoloniales

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Clausen, Barbara
Mots-clés ou Sujets: Michael Asher / Thomas Hirschhorn / Kapwani Kiwanga / Expositions d'art / Commissariat d'exposition / Critique institutionnelle
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'histoire de l'art
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 02 mai 2023 13:09
Dernière modification: 02 mai 2023 13:09
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/16520

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