Chevalier, Juliette
(2025).
« Je rêve d'un monde en feu ; suivi de Imaginer le possible » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
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Résumé
Je rêve d’un monde en feu est un roman pour adolescent·es qui puise dans l’imaginaire de la dystopie pour dépeindre le contexte social actuel. Le récit met en parallèle les vies de deux adolescentes au passé difficile et au présent incertain. Après un accident qui perturbe le plan tracé de son avenir, Cassandre décide de construire un réseau de résistance de petit crime organisé et de fraude bien intentionnée. Romy, en situation d’itinérance depuis bientôt un an, se fait recruter par Cassandre pour une opération ambitieuse : ensemble, elles essaieront de voler le PDG d’une grande entreprise. Poussée par ses propres convictions, Romy prend plutôt la décision secrète d’assassiner leur cible. Au fur et à mesure que le plan progresse, leurs postures respectives se nuancent, jusqu’à pratiquement s’interchanger. Le roman procède par alternance entre les focalisations des deux protagonistes et des publications du réseau de résistance en ligne. Imaginer le possible s’intéresse à la place de l’espoir dans les pratiques de création littéraire. Prenant comme point de départ la surabondance des dystopies dans l’imaginaire collectif récent, la réflexion remet en question la pertinence d’écrire des fictions de fin du monde dans un présent déjà catastrophique et explore l’imaginaire de l’utopie comme alternative. En reprenant l’idée de Verónica Gago sur l’importance de penser l’action révolutionnaire en simultanéité avec l’action réformatrice, l’essai se positionne en faveur d’une pratique de création qui tend vers deux types d’utopie : l’utopie impossible ou d’anticipation qui fonctionne comme un horizon lointain à atteindre et l’utopie qui investit les potentialités du présent. Il est question de l’apport de l’afrofuturisme dans les visées d’un projet utopique au présent, de la violence imaginée comme outil pour ouvrir des espaces utopiques dans des fictions qui ne sont pas anticipatives et de la place de l’espoir dans la littérature pour adolescent·es.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : dystopie, utopie, féminisme, politique, littérature pour adolescent·es, espoir
| Type: |
Mémoire accepté
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| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
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Directeur de thèse: |
Delvaux, Martine |
| Mots-clés ou Sujets: |
Utopies / Dystopies / Espoir / Romans dystopiques / Romans pour adolescents / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
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| Date de dépôt: |
04 févr. 2026 14:27 |
| Dernière modification: |
04 févr. 2026 14:27 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19611 |