Brossard-Charbonneau, Fanny
(2025).
« De ces atomes qui oscillent et en oscillant me réchauffent ; suivi de Un satellite la nuit » Mémoire.
Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.
Fichier(s) associé(s) à ce document :
Résumé
Ce projet en recherche-création littéraire se situe quelque part entre le satellite et l’antenne : l’écriture devient ici une sonde qui observe la planète Terre à l’échelle micro, puis macro ; dans une perspective intime, puis scientifique ; ou plutôt, dans une perspective à la fois intime et scientifique. C’est dans cette interdisciplinarité entre arts et science que se loge l’intention de ce projet : en flouant les frontières entre sensibilité et savoir, ce mémoire cherche à rapprocher les mondes, et ainsi, être un peu plus outillé dans la manière de les percevoir – ces mondes – et d’interagir avec eux. Le volet création De ces atomes qui oscillent et en oscillant me réchauffent consiste en la mise en réseau d’éléments hétérogènes récoltés à même le quotidien ainsi qu’à partir de matériel à caractère scientifique (plus spécifiquement, à partir de données issues du réseau satellitaire artificiel disponible en ligne). Construit en bribes, ce réseau s’apparente ici à un répertoire non exhaustif de ce qui a attiré mon attention tout au long de l’expérience d’écriture, que ce soit en marchant attentivement dans la ville, en parlant avec mes ami·e·s, ou en naviguant sur internet. Tel un satellite qui se déplace autour de la Terre en faisant varier les points de vue, le texte circule entre différents systèmes symboliques, pratiques, croyances, formes de vie, modes d’existence, échelles et régimes de vérités. En les faisant cohabiter au sein d’un même texte, l’intention est de mettre en lien des choses qui, a priori, ne semblent pas liées. Après tout : toutes ces choses appartiennent à un même écosystème, aussi vaste soit-il : la Terre. En se connectant au satellite, l’écriture cherche à faire de l’ordre dans ce flux d’informations en se liant à plus grand, à plus vaste, mais aussi à ce qui se situe tout proche : l’amitié, les couchers de soleil au parc, les inconnus qui circulent dans la ville, les insectes, l’appartement. Le volet essayistique Un satellite la nuit découle quant à lui de l’apparition d’un petit point blanc observé dans le ciel noir d’une forêt profonde. Cette apparition consiste en le point de départ d’une réflexion sur le réseau satellitaire : une science en pleine expansion qui – si elle dit vouloir connecter le monde entier – semble plutôt favoriser de multiples brisures. En s’intéressant aux rouages, aux biais et aux effets de ce réseau technocapitaliste, il devient possible de proposer un réseau alternatif : un réseau littéraire, qui se base – entre autres – sur la théorie de l’acteur-réseau (Latour), les théories du care (Laugier), la théorie des mondes possibles (Goodman) et l’importance de repenser nos politiques attentionnelles (Citton, Morizot, Zhong Mengual).
_____________________________________________________________________________
MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : satellite, réseau, écriture, quotidien, Terre, attention, soin, arts-sciences
| Type: |
Mémoire accepté
|
| Informations complémentaires: |
Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A. |
|
Directeur de thèse: |
Charron, Philippe |
| Mots-clés ou Sujets: |
Écriture / Littérature et sciences / Sciences dans la littérature / Quotidien dans la littérature / Terre dans la littérature / Mémoires et thèses de création |
| Unité d'appartenance: |
Faculté des arts > Département d'études littéraires |
| Déposé par: |
Service des bibliothèques
|
| Date de dépôt: |
17 nov. 2025 11:56 |
| Dernière modification: |
17 nov. 2025 11:56 |
| Adresse URL : |
https://archipel.uqam.ca/secure/id/eprint/19253 |