Quand le concept d'inclusion échappe à l'évaluation de projet d'aide internationale féministe du Canada

Gandemer, Barbara (2025). « Quand le concept d'inclusion échappe à l'évaluation de projet d'aide internationale féministe du Canada » Mémoire. Montréal (Québec), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de la gestion.

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Résumé

Le concept d’inclusion est valorisé dans les discours institutionnels sur l’évaluation de projets, l’intersectionnalité et les indicateurs de suivi. Cependant, l’inclusion porte aussi des stigmates équivoques lorsqu’il est question de participation réelle ou symbolique dans les projets. Cela renvoie à l’histoire même du terme passant de la réclusion à l’ouverture. L’évaluation de projet, dans la Politique d’aide internationale féministe du Canada, parce qu’elle exergue de rapports de pouvoir et d’enjeux de reconnaissance, devient une place de choix pour l’étude de ce construit social. À cet effet, la présente recherche, menée dans le cadre d’un mémoire de maîtrise en gestion de projet, explore l’inclusion et construit les caractéristiques qui soutiennent son opérationnalisation en évaluation de projet. C’est par une démarche exploratoire et une épistémologie constructiviste, que la théorie ancrée de Kathy Charmaz et la pensée complexe d’Edgar Morin sont mobilisées. Appuyée sur une analyse qualitative de huit entrevues réalisées auprès d’acteur·ice·s de la sphère managériale de l’aide internationale, la codification, effectuée à l'aide du logiciel NVivo, s'organise selon les séquences : initiale, focalisée et théorique. Cette étude aboutit à un modèle de l’inclusion-évaluation qui en distingue trois caractéristiques. L’inclusion transformative, formée de coapprentissage réorganisant les rapports de pouvoir. L’inclusion dynamique, construite au fur et à mesure que le projet s’adapte à son environnement d’intervention. Puis, l’inclusion dialectique, animée par des récits de projets divergents et subjectifs. Ces caractéristiques s’associent significativement à la manière dont les personnes conçoivent leur interaction avec l’évaluation de projet. Quand elles se situent à distance, les personnes ont une lecture plutôt transformative de l’inclusion. Lorsqu’elles se rapprochent, leur compréhension est davantage dynamique. Puis à mi-distance, leur perspective est plus dialectique. Ce maillage relationnel montre que toute personne qui interagit avec l’évaluation de projet développe une conception de l’inclusion. Le modèle de l’inclusion-évaluation ouvre une discussion, éclairée par les apports du féminisme, de la sociologie et des sciences de gestion, afin d’outiller la pratique évaluative. Il est alors démontré que la recherche-action participative, combinée à l’usage de cadres interactifs intersectionnels, et de récit-croisé évaluatif favorise l’inclusion. Finalement, ce mémoire révèle comment l’inclusion peut être prise en compte dans la recherche managériale, pour contribuer au rayonnement qui revient aux savoirs endogènes de la personne. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : inclusion, évaluation de projet, politique d’aide internationale féministe, théorie ancrée, pensée complexe, justice sociale, voix marginalisées, intersectionnalité, indicateurs

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Fichier numérique reçu et enrichi en format PDF/A.
Directeur de thèse: Audet, François
Mots-clés ou Sujets: Inclusion sociale / Évaluation de projet / Aide internationale / Féminisme / Canada / Politique gouvernementale / Droits des femmes / Intersectionnalité
Unité d'appartenance: École des sciences de la gestion
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 31 oct. 2025 08:04
Dernière modification: 31 oct. 2025 08:04
Adresse URL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/19210

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